Philippe Hao Thyn Voon

Après avoir été mis à l’écart au cours de certaines fonctions précédant la dernière édition des Jeux des îles, notamment lors du lancement de l’hymne des Jeux et de l’inauguration du complexe sportif de Côte d’Or, Philippe Hao Thyn Voon n’arrive toujours pas à digérer le traitement accordé aux membres du Conseil International des Jeux (Cij). Instance dont il occupe la vice-présidence, tout en étant président du Comité olympique mauricien (COM) et vice-président du Comité d’Organisation des Jeux des îles (Coji).

Alors que l’euphorie des Jeux s’estompe graduellement, Philippe Hao Thyn Voon revient sur quelques épisodes qui lui laissent un goût amer. « Selon le protocole, tous les membres du Cij, qui représentent les comités olympiques de leur pays respectif, auraient dû avoir des sièges réservés sur les différents sites de compétition. Ce qui a été loin d’être le cas. Par exemple, le président de cette instance, Antonio Gopal, et son épouse, ont dû se démener pour obtenir une place lors de la compétition de natation. » Il souligne dans la foulée avoir obtenu des doléances d’autres membres du Cij à l’effet d’avoir été mal reçu sur certains sites. « Avec l’engouement des Jeux, le Cij a été tout bonnement oublié. Je considère également dommage que des membres aient obtenu leur accréditation alors que les Jeux avaient déjà débuté », ajoute-t-il.

Afin que cette situation ne se renouvelle pas, Philippe Hao Thyn Voon compte émettre une proposition au cours de la prochaine réunion. « Il nous faudra amender les règlements du Cij afin qu’un meilleur traitement soit désormais accordé à ses membres. Pour ces présents Jeux, j’estime qu’il fallait apporter plus de crédit à ceux qui se sont battus afin que cette manifestation soit tenue à Maurice, et ce, avec beaucoup de difficultés. Rien n’a été déclaré en ce sens lors des différents discours. » Le vice-président du Cij s’élève également contre le fait qu’il n’avait pas été invité dans un premier temps à se rendre sur le rostre pour la cérémonie de remise de drapeau lors de la cérémonie de clôture. « C’est Antonio Gopal qui m’a demandé de venir, et personne d’autre. » Il soutient également que le protocole n’a pas été respecté lors de la remise du drapeau.

Au niveau des relations entre le Cij et le Coji, Philippe Hao Thyn Voon estime qu’il a existé un manque de coordination. « Le comité du Coji a siégé à plusieurs reprises, mais nos doléances n’ont jamais été prises en considération. » Reste qu’il se montre nettement plus positif sur d’autres aspects. « J’avais prédit 80 médailles d’or, mais nous en avons obtenu 92. C’est remarquable et c’est la première fois qu’il existe un tel écart entre le premier et le deuxième. » Le président du COM s’appesantit également sur l’enthousiasme du public et la mobilisation qui ont permis que les Jeux obtiennent le succès escompté. « Aucun incident n’a été à déplorer, même si parfois le public a dû attendre plus de deux heures pour avoir accès aux lieux de compétition. »

Quant au choix des Maldives pour l’organisation de la prochaine édition, il estime que les rapports de ceux ayant effectué une visite des lieux se sont révélés déterminants. D’où un choix « logique » à son avis.

Jean Larue évoque le problème des cartes d’accréditation

Du côté des Seychelles, le chef de mission, Jean Larue, au cours d’une interview accordée à Seychelles Nation, s’élève de son côté contre le problème des cartes d’accréditation. « Le Coji aurait dû s’assurer que chacun ait sa carte d’accréditation dès le premier jour. Ce qui n’a pas été le cas. » Il a pris comme exemple le cas de la ministre Macsuzy Mondon qui n’a obtenu sa carte d’accréditation qu’au cinquième jour. « Ce n’est pas acceptable », affirme-t-il. Jean Larue soutient par ailleurs que le problème de billetterie a constitué « une manœuvre pour frustrer les délégations étrangères. » Il souligne cependant que les établissements hôteliers où logeaient les différentes délégations étaient « très confortables ».