Les Maldiviens ont débarqué quasiment en même temps que les Réunionnais

L’aéroport de Plaisance ressemblait à une véritable fourmilière tout au long de la matinée d’hier avec l’arrivée des délégations étrangères. Dans un premier temps, soit aux alentours de 10h, le premier contingent des Seychelles devait être sur place, le second étant attendu quelques heures plus tard.

De leur côté, les délégations de La Réunion et des Maldives devaient fouler le sol mauricien vers 11h30. Sportifs, dirigeants et officiels, après avoir été accueillis au rythme du séga, devaient ensuite gagner les autobus de la Compagnie Nationale de Transport pour être dirigés vers leur lieu de résidence dans les établissements hôteliers du Nord.

Au sein de la délégation réunionnaise, un homme ne pouvait passer inaperçu. Jean-Pierre Bade, entraîneur de l’équipe de football, faisait montre de sérénité. « J’ai sous la main un groupe enthousiaste et plein d’envie. » Et ce, tout en se disant satisfait du récent stage tenu en France.

Quant au chef de mission, Alain Descorsier, il se disait impatient de voir le coup d’envoi des Jeux. « Ce sont les mini Jeux Olympiques de l’océan Indien et cela constitue une réelle occasion de réunir les sportifs des îles. » À son avis, les Réunionnais devraient entre autres briller en natation, avec en première ligne les sœurs Morel (Alysée et Emma), en rugby à 7, avec la présence de Jordan Sepho et Hugo Ledez, le premier nommé ayant récemment évolué au sein de l’équipe de France B. Toutefois, il fera remarquer que la délégation compte quelques blessés, dont certains de renom et qui pouvaient aspirer à l’or.

Un constat partagé par Nelly Ramasamy, responsable de la délégation féminine. « Nous voulons demeurer positifs et j’estime que nous pourrons briller dans les disciplines collectives, de même qu’en natation et en athlétisme. »

De son côté, Thierry Grimaud, membre du Comité régional, oympique et sportif et membre du Conseil International des Jeux s’est attardé sur les deux prochaines réunions de cet organisme. « Le problème d’accréditation et de billetterie hors quota devrait être à l’ordre du jour. Il nous faudra trouver des solutions à ces problèmes », souligne-t-il, tout en balayant d’un revers de main toute rumeur de boycott. Thierry Grimaud s’attend que le bon choix soit effectué concernant le prochain pays organisateur en 2023.

Maldives : objectif 15 or

Sur ce sujet, les Maldives se disent confiantes, si on en croit les dires du chef de mission, Ibrahim Nahid. « Notre gouvernement actuel, institué l’année dernière, a pris à cœur la volonté d’organiser ces Jeux. Nous avons fait acte de candidature, car nous possédons un plan à long terme. Nous y croyons. » Au niveau des performances au cours de ces présents Jeux, Ibrahim Nahid dit s’attendre à une moisson d’une quinzaine de médailles d’or. « C’est l’objectif, malgré la concurrence qui s’annonce rude. Nos meilleures chances devraient se situer au badminton et en athlétisme, d’autant que nous avons bénéficié de frottements lors des tournois au niveau asiatique. »

Les Seychellois ne viendront également pas avec la fleur au fusil, à l’image de Roy Dijoux, ancien entraîneur de volley-ball et aujourd’hui responsable de beach-volley. « Nous comptons écrire l’histoire, car cette discipline en sera à sa première aux Jeux. Certes, les paires mauriciennes et réunionnaises s’annoncent redoutables, mais nous croyons fermement en nos chances en raison de notre préparation adéquate. »

Du côté de l’athlétisme, le fer-de-lance demeure Dylan Sicobo, capable de briller sur 100 et 200 m. Toutefois, Luc Nerry, qui a fêté ses 26 ans, hier, rêve également de se retrouver sur le podium du saut en longueur, après une médaille de bronze acquise en 2011 au relais 4×400 m. « Ce sont mes deuxièmes et sans doute mes derniers Jeux. Je compte me battre jusqu’au bout, même si Jonathan Drack s’annonce un adversaire redoutable. »