La jeune badiste de 23 ans est, depuis deux ans maintenant, en pleine ascension. Qui plus est, pour une première participation, elle a débarqué à Rio en porte-drapeau de la délégation mauricienne. Numéro une du continent africain, elle compte beaucoup de matches dans les jambes et tentera de tirer son épingle du jeu.
La Mauricienne connaît depuis le mardi 26 juillet dernier ses adversaires en phase de poule du simple dames, qui débutera à partir du 11 août. En effet, suite au tirage au sort à Riocentro Pavillion 4 de Rio de Janeiro, la championne d’Afrique en titre s’est retrouvée dans le groupe H de la compétition. Elle croisera le fer avec la Thaïlandaise Porntip Buranaprasertsuk (tête de série N°12) et l’Australienne Hsuan-Yu Wendy Chen. Tous les badistes seront engagés dans 13 groupes. « Le niveau est vraiment très élevé pour ces Jeux. Toutes les badistes sont vraiment très fortes et je vais devoir me surpasser à chaque rencontre. Même si l’Australienne est prenable, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je me suis bien préparée et j’aurais à coeur de donner mon maximum pour mon pays dans une compétition dont j’ai toujours rêvé de participer », a déclaré Kate Foo Kune. « Lorsqu’on n’est pas favorite, on est presque sûr d’affronter une tête de séries dès le premier tour. Mais je suis une compétitrice. Donc, même si j’ai une faible chance de passer plusieurs tours et de gagner une médaille, je vais me donner les moyens d’y parvenir », a-t-elle souligné.
Pour rappel, la badiste avait validé assez tôt sa qualification pour ce grand rendez-vous. Au début du mois d’avril, elle était classée 66e mondiale BWF avec plus de 3000 pts d’écart sur ses deux plus proches rivales africaines, à savoir la Nigériane Grace Gabriel et l’Égyptienne Hadia Hosny. Depuis mai 2015, elle a multiplié sa participation à des tournois relevés comptant pour la qualification olympique. À l’instar du prestigieux Yonex Sunrise (Superseries) déroulé en avril dernier, qui l’a permis de se mettre définitivement hors de portée pour valider son billet. Elle pointait d’ailleurs à la 63e place mondiale, son classement le plus élevé quand elle mit définitivement fin à sa campagne de qualification aux Internationaux de Hollande, à la fin du mois d’avril.
Au mois de mai, c’est somme toute logique qu’elle a intégré le groupe des 41 joueuses qualifiées pour le simple dames dont 34 par voie directe de quota représentative des cinq continents. La Mauricienne est la 33e sur cette liste. Évoluant au sein du club français Issy-les-Moulineaux, elle a notamment eu un mois de juin très chargé, avec une grosse préparation. « C’était vraiment très dur car entre-temps, j’ai aussi passé mes examens d’études. En juillet, j’ai mis le cap sur le Danemark (Odense) et j’y ai passé trois semaines pour bien me préparer », a spécifié notre interlocutrice qui a regagné l’Hexagone début août pour ensuite mettre le cap sur Rio. « Ces JO vont être la consécration d’un an de sacrifices. Ça va peut-être être l’un des meilleurs moments de ma vie », a-t-elle conclu.