La jeune haltérophile (25 ans) est la première Mauricienne engagée dans ces Jeux Olympiques, elle qui sera en action dans la catégorie des moins de 48 kg dans la nuit de samedi à dimanche (2h50) au Riocentro Pavillon 2. Fer de lance de cette discipline, cette « iron woman », qui s’est très bien préparée pour l’évènement en compagnie du Directeur Technique National (DTN), Urdas Constantin, rêve de tirer son épingle du jeu en terre carioca, même si ce sera difficile d’aller chercher le podium.
C’est l’heure de vérité pour la Mauricienne qui se trouve dans le groupe A en compagnie de 12 concurrentes : la Dominicaine Beatriz Piron (Rep Dom), l’Indonésienne Sri Wahyuni Augustiani, la Thaïlandaise Sopita Tanasan, la Kazakh Margarita Yelisseyeva, l’Ukrainienne Luliia Paratova, la Japonaise Hiromi Miyake, la Vietnamienne Thi-Huyen Vuong, la Chinoise Wei-Ling Chen, l’Indienne Chanu Mirabai, l’Americaine Morghan King et la leveuse de fonte du Kyrgystan, Zhanyl Okoeva. La Chinoise Zhihui Hou, la Peruvienne Fiorella Francesca Cueva Uribe et la Portoricaine Lely Berlitt Burgos Ortiz se sont retirées.
Il faut toutefois préciser que la jeune Mauricienne a un CV qui parle pour elle, avec trois médailles d’or obtenues aux Jeux des Îles de l’océan Indien (JIOI) à La Réunion l’année dernière chez les moins de 53 kg et une belle 13e place aux Championnats du monde, qui avait eu lieu à Houston (États-Unis) en novembre dernier. Sans oublier les trois titres de championne d’Afrique obtenus en mai 2016 au Cameroun et ses deux titres à l’arraché (80 kg) et au total olympique (183 kg) couplés d’une médaille d’argent à l’épaulé-jeté (103 kg) obtenu aux 11es Jeux d’Afrique au Congo-Brazzavile suite à la disqualification pour dopage de la Nigériane Elisabeth Onuah.
Elle est d’ailleurs la seule leveuse de fonte du continent africain présente dans cette catégorie, quand l’on considère que l’athlète a dû attendre jusqu’à la dernière minute (faute d’une qualification par catégorie en individuelle) pour obtenir sa place à Rio à la fin du mois de juin grâce à la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF). Cette fédération a pour rappel procédé à l’exercice de redistribution de quota par pays à la suite de la disqualification de quelques pays pour cause de dopage aux Jeux de Pékin 2008 ainsi qu’à Londres 2012.
Roilya Ranaivosoa a bénéficié du soutien indélébile du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) dans sa préparation, elle qui est arrivée à Rio au début de juillet pratiquement un mois avant la délégation mauricienne. Elle a aussi effectué un stage intensif en Roumanie depuis le début de l’année. Notons que le quotidien de l’haltérophile se résume aux entraînements, séance de musculation, sauna et repos. Espérons que cette bosseuse puisse aller au bout de ses objectifs à Rio. Quoi qu’il en soit, force est de constater qu’elle en a les capacités.