Comme la plupart de ces artistes « péi » qui se sont fait connaître à la fin des années 1970,
Jo Lauret a bâti sa carrière sur deux genres
musicaux : les chansons romantiques et les ségas qui disent sa créolité et renforcent une culture populaire. Il raconte qu’à ses débuts il payait l’entrée des bals pour observer le jeu des guitaristes. En 1983, il réalise son premier album « Chansons de l’île de la Réunion » avec l’accompagnateur Marco Payet. Il met sa carrière entre parenthèses jusqu’en 1989 pour s’occuper de ses enfants. Mais laissons Albert Weber, qui a été journaliste en France évoquer Jo Lauret : « Pour moi, parler de Jo Lauret c’est évoquer un auteur-compositeur interprète qui a marqué l’actualité musicale de la Réunion. D’abord dans les années 77 à 83, il a réussi une belle performance dont peu d’artistes peuvent se vanter : il a vendu six 45 tours et un 33 tours. C’est un des artistes réunionnais qui a fait une carrière et non un coup discographique. » L’actualité musicale de Jo Lauret : il reprendra sa guitare pour enchanter, pour la première fois, le public mauricien lors du spectacle Nostalgie qui aura lieu le 2 juillet au J&J Auditorium.
Jo Lauret, vous êtes un artiste populaire à la Réunion avec un parcours en dent de scie. Pouvez-vous rappeler aux Mauriciens ce qu’a été votre carrière discographique ?
Je suis auteur-compositeur-interprète, et enseignant spécialisé à la retraite. J’habite Le Tampon Ile de la Réunion. Je compose depuis une quarantaine d’années. J’ai commencé en tant que chanteur de la formation « Devil Song » dont j’étais le leader et guitariste chanteur et je jouais tous les samedis soir, notamment dans les bals où je faisais surtout de la musique à danser. Ma carrière discographique a commencé en 1977 avec un premier 45 tours « Demain je pars » et le séga « Femme Komé la ». Il faut savoir qu’avant la chanson, j’étais enseignant travaillant avec les enfants en difficulté.