Relativement discret jusqu’à la mi-saison, Rakesh Bhaugeerothee retrouve un peu d’efficacité en cette fin d’exercice, à l’image des chevaux de Simon Jones. La cravache mauricienne s’est illustrée avec brio avec Greys Inn Control lors de la 29e journée pour compléter le premier triplé de Jones en 2017. Rebelote pour ce jockey, vieux routier du Champ de Mars, associé à Carson City et Euroklidon, deux des trois autres gagnants de l’entraînement australo-mauricien samedi dernier.
« C’est fantastique », déclare un Rakesh Bhaugeerothee encore aux anges au soir de cette 30e journée. « L’un (Carson City) qui gagne après plus de deux années de disette. L’autre (Euroklidon) qui fait partie du cru 2017 et qui ne tarde pas à se manifester en l’emportant à sa troisième apparition seulement au Champ de Mars. Il y a de quoi mettre du baume au coeur de la bande à Jones. »
Carson City, neuf ans cette année, n’avait pas visité la winner’s enclosure depuis le 6 septembre 2015. Samedi, il a signé sa sixième réussite chez nous, en outsider à Rs 800. « Il avait eu tout (ou presque) en sa faveur. De son couloir, il a bien sauté et a suivi comme on le voulait sur un terrain mou, surface qu’il semble bien affectionner. La dernière fois, il était un peu malchanceux et s’était usé dans la première partie du parcours pour se placer. Ce jour-là, il n’a jamais pu remonter le vainqueur Bezamod. »
À peine les clameurs avec Carson City tues et revoilà le duo Jones-Bhaugeerothee qui remet une couche avec Euroklidon dans l’épreuve de clôture. « Celui-là m’a impressionné par ses grosses foulées. C’est un grand gabarit. Euroklidon respirait la forme samedi. La piste molle l’a également bien servi. Il a repoussé le challenge d’Halabaloo avec fermeté. »
Bhaugeerothee a accroché un accessit avec le nouveau Flower Blue. « C’est un nouveau plein d’avenir qui s’exprimera mieux sur des parcours réduits », enchaîne le jockey, qui se dit « unlucky sur Marine Sky. » « À l’entrée de la ligne droite, j’ai dû reprendre ma monture avec un passage qui s’est refermé avec Agincourt et Magic Jay. Mais on termine assez loin derrière. »
La quarantaine, Rakesh Bhaugeerothee, formé à l’école de feu Serge Henry Jr au début des années 2000, estime que l’horizon s’éclaircit en cette fin de saison 2017. « J’ai beaucoup galéré dans la première partie de l’année. Les chevaux de Simon Jones ont entre-temps perdu beaucoup de points à l’échelle des valeurs. Aujourd’hui ils se retrouvent dans des catégories qui leur conviennent. »
Celui qui a signé sa meilleure saison en 2014, « avec 12 victoires dont des réussites dans des courses de groupe, avec entre autres Diamond Light », se fixe un objectif jusqu’à fin novembre prochain. « J’en suis à quatre victoires et je remonte graduellement la pente. Si j’arrive à doubler ce score d’ici à la fin de la saison régulière (samedi 25 novembre), je serai comblé. »