Le Private Banker de la Mauritius Commercial Bank (MCB), Dominique d’Unienville, a subi un interrogatoire serré de sept heures dans la journée d’hier au QG du Central CID. En présence de son homme de loi, Me Patrice de Spéville, il a été entendu sur les différentes étapes qui ont mené à la décision de priver l’ancienne Manager des SWIFT Services de la MCB, Michèle Tsang Ping, de l’accès à ses Joint Accounts avec des dépôts de Rs 3 millions au décès de sa partenaire d’affaires, Patricia Smith, le 11 août 2011.
En fin de journée, très peu de détails ont transpiré de cette séance d’audition Under Warning du Private Banker d’Unienville sauf que celui-ci devra revenir lundi matin pour compléter l’exercice et probablement pour son inculpation provisoire dans ce cas de complot allégué au préjudice de Michèle Tsang Ping. Le banquier de la MCB, qui s’est vu confier la gestion de ces comptes entre le 4 novembre 2011 et le 29 mars 2012, a soutenu aux questions des limiers du Central CID qu’il n’avait que mettre à exécution les consignes et directives décidées à ce sujet.
La version des faits de Dominique d’Unienville aura permis au Central CID de confirmer le Locus Standi bancaire et les rôles des différents protagonistes cités dans les différentes dépositions de la victime, qui a été limogée également de ses fonctions à la MCB suite à cette affaire.
L’enquête policière se poursuivra la semaine prochaine, avec la convocation aux Casernes centrales du Head of Human Resource de la MCB, Eddy Jolicoeur, pour faire la lumière sur les circonstances menant aux mesures disciplinaires drastiques contre cette ancienne Manager de la MCB dans le cadre de ce complot.