Ahmed Parkar a été élu hier à la présidence du Joint Economic Council, l’agence de coordination des institutions du secteur privé. Il succède ainsi à Louis Rivalland, qui a occupé ces fonctions durant les deux dernières années.
Ahmed Parkar est un habitué des institutions du secteur privé. Il a été président de la MEXA et de la MCCI. Il est un opérateur connu dans le secteur du textile et de l’habillement ainsi que l’un les promoteurs de la marque Mr Price à Maurice.
« Je suis heureux que le JEC m’ait fait confiance pour prendre le relais. C’est un grand honneur que d’avoir la chance de présider le JEC. Ce n’est pas un travail facile du fait de la situation économique actuelle à Maurice et ailleurs. Je suis confiant en l’équipe du JEC et des autres institutions du secteur privé, qui ont fait preuve de compétence. Je suis également optimiste que l’on puisse ensemble relever les défis qui se présenteront à nous », a déclaré Ahmed Parkar, qui avait à ses côtés Louis Rivalland et Raj Makoond.
Une des principales décisions prises par l’Assemblée générale du JEC hier a  été de revoir les organisations du secteur privé afin d’être plus performants. Comme l’a expliqué Louis Rivalland, toutes les structures et la façon d’opérer des institutions du secteur privé seront revues. « Nous avons eu des consultations. Nous avons un plan de travail et nous travaillons maintenant sur les détails. Notre but est d’instituer un JEC différent de celui qu’on a connu dans le passé », explique Louis Rivalland. « Nous réformerons nos institutions pour évoluer et pour mieux nous positionner dans le nouveau contexte international dans lequel nous opérons », a-t-il ajouté.
De ses deux ans à la présidence du JEC, Louis Rivalland dit qu’elles n’ont pas été tranquilles. Et d’abord, il y a eu la crise de l’euro, qui affecte l’économie mauricienne. « Ce que je retiens de ces deux ans, c’est la volonté du secteur privé et des autorités gouvernementales de travailler ensemble pour trouver des solutions aux problèmes du jour. Nous ne sommes pas nécessairement d’accord sur tous les points, mais nous avons la volonté de discuter et de dialoguer », a-t-il affirmé.
Il s’agit maintenant, dit-il, de mettre l’accent sur les défis à court et moyen termes.
Invité à commenter les pressions exercées par l’Inde sur le traité de non-double imposition, Louis Rivalland a observé que « la mission du Premier ministre en Inde a permis d’évoquer ce dossier au plus haut niveau ». Et d’expliquer que Maurice a mis en place les structures nécessaires pour démontrer que la juridiction mauricienne est « propre ». « Il est important que ce traité ne soit pas remis en question. Nous jouons le jeu et sommes prêts à tout mettre en place pour assurer qu’il n’y ait pas d’abus de ce traité », a dit Louis Rivalland.
De son côté, Raj Makoond a estimé qu’il « faut maintenir ce que nous avons » mais qu’il y a aussi un travail à faire pour la diversification de ce secteur. « Maurice est appelée à devenir un centre financier très important dans le cadre du développement des relations commerciales entre l’Asie et l’Afrique », a insisté Raj Makoond.
« Notre chance, c’est que Maurice est une vraie démocratie. Maurice a 44 ans d’indépendance. Nous pouvons nous flatter d’avoir des institutions fortes. Nous ne sommes pas nécessairement affectés par la politique. Nous croyons que l’économie et la politique ne sont pas liées », a dit  Louis Rivalland
Pour sa part, Raj Makoond a estimé qu’en ce qui concerne l’administration et la gestion, les institutions sont bien présentes. « Il faudra toutefois que le processus du ‘decision making’ n’affecte pas le bon déroulement des affaires », a-t-il souligné.