Le bureau de l’Attorney General, en collaboration avec d’autres partenaires du domaine légal, organise le premier Law Day de Maurice demain. Le public pourra s’entretenir gratuitement avec des professionnels du droit aujourd’hui dans les Citizens Advice Bureau de Port-Louis (Route Nicolay), Bambous, Bel-Air, Plaine-Magnien, Triolet et Vacoas.
Le Law Day sera célébré demain pour la première fois à Maurice. C’est dans cette optique que des activités seront organisées aujourd’hui. « Des Law clinics seront ouvertes dans les Citizens Advice Bureau de Port-Louis (Route Nicolay), Bambous, Bel-Air, Plaine-Magnien, Triolet et Vacoas… Je tiens à remercier tous ceux qui ont positivement répondu à l’appel », soutient Yatin Varma. Des conseils légaux gratuits seront donnés par des avocats, des avoués, des notaires et aussi des étudiants en droit.
Le 4 mars 1968, jour où le Mauritius Independence Order a été adopté, est un jour historique pour le pays. L’Attorney General Yatin Varma tient à la célébration de cette journée chaque année. Cette date est considérée comme étant la naissance de notre Constitution. Ce qui a permis à Maurice de devenir un État souverain et démocratique. La célébration de cette journée sensibilisera la population à l’importance des lois dans la vie de tous les jours. Une façon de faire connaître aux Mauriciens leurs droits.
Plusieurs membres du Bar Council, de la Law Society, de l’association des notaires de Maurice, du Judiciaire, du bureau de l’Attorney General et du bureau du Directeur des Poursuites publiques participent aux événements. L’Attorney General encourage le public à venir en grand nombre pour profiter des services des professionnels du droit et de prendre connaissance de leurs droits. « Il est important de prendre conscience de l’importance de la loi dans la société où nous vivons », a ajouté Yatin Varma. Il y aura également l’émission de nouveaux timbres-poste pour l’occasion.
Un atelier de travail sur le thème « Mauritian Legal System – Retrospective and challenges ahead » a été organisé hier après-midi à l’Université de Maurice (UoM). Les intervenants durant la session étaient le Puisne Judge Domah, Mes Aruna Narain (Parliamentary Counsel), Iqbal Maghooa (Deputy DPP), Dheerujlall Seetulsingh (Chairperson de la National Human Rights Commission), Rosario Domingue (Chief Executive de la Law Reform Commission), Rishi Pursem (Chairperson Bar Council, Dr Rajendra Gunputh (Head of Law Department of UoM), Ashwin Dwarka (Chambre des Notaires) et le Senior Attorney Narendra Appa Jala (Président de la Law Society).
Me Dheerujlall Seetulsingh a expliqué que plusieurs thèmes devront dans un futur proche être débattus notamment, la légalisation de l’avortement et les droits des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels ou encore l’abolition de la peine de mort. Le chairperson de la National Human Rights Commission a soutenu que les lois doivent être expliquées en créole pour faciliter le public parce que « ignoring law is no excuse ». Il a soutenu, suite à une question du public, que la commission n’a pas assez de « financial and human ressources » pour mener toutes les enquêtes sur les cas de brutalité policière.
Me Domingue a expliqué le travail de la Law Reform Commission. « Laws are always inadequate or incomplete… That’s why we make reforms », a-t-il soutenu. Et d’ajouter que nous ne mesurons pas assez l’effet de la globalisation sur nos lois. Me Iqbal Maghooa a quant à lui répondu à une question d’un étudiant sur les droits des victimes. Il a expliqué que le bureau de l’Attorney General a soulevé ce point et qu’une Victim Support Unit a été inspirée de ce qui se fait en Australie. L’adjoint au DPP a ajouté que le programme sera destiné aux enfants en particulier.