Statistics Mauritius a institué un sous-comité sur le thème « Qualité de la Vie », ayant pour mission principale d’ouvrir une enquête sur la façon dont les hommes et les femmes à Maurice utilisent leur temps (« Time-Use Survey »). C’est ce qu’a annoncé ce matin au Domaine les Pailles, le président du Statistics Board, Gilbert Gnany, à l’ouverture d’un atelier d’un jour dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de la statistique.
« Dans le cadre de notre politique de promouvoir une meilleure collecte et une meilleure dissémination des statistiques sur le genre, j’ai le plaisir de vous annoncer, en tant que président du Statistics Board, que nous avons mis sur pied un sous-comité sur le thème “Qualité de la Vie” et nous avons décidé de mener une enquête sur la façon dont les hommes et les femmes à Maurice utilisent leur temps (“Time-Use Survey”) », a annoncé Gilbert Gnany, en présence de la directrice des Statistiques, Aimée Cheung Kai Suet, entre autres.
Le dernier Time-Use Survey (TUS) a été rendu public en 2003 dans le cadre du Continuous Multi-purpose Household Survey. L’objectif principal d’un TUS est d’obtenir des informations sur la façon dont les Mauriciens et Mauriciennes passent leur temps. Ces informations peuvent être utilisées de nombreuses façons. Par exemple, afin d’étudier le schéma et la distribution des différents types d’activités productives et non-productives à travers les diverses catégories socio-économiques, entre autres l’âge et le sexe. Ou encore, pour mesurer et mieux comprendre le travail productif non-rémunéré.
Le président du Statistics Board s’est félicité des progrès accomplis dans la dissémination des statistiques relatives au genre, des données qui sont utilisées à plusieurs niveaux en tant qu’outil pour la formulation de politiques. « Vous conviendrez cependant qu’il nous faut faire davantage pour améliorer l’exhaustivité et l’analyse des données statistiques qui à leur tour constitueront une fondation plus solide pour la formulation des politiques sociales et économiques pour la promotion de l’égalité des genres et l’inclustion socio-économique », a-t-il expliqué.
Gilbert Gnany a ensuite élaboré sur l’importance de la dissémination du Recensement de la population 2011. « Les résultats de tout recensement sont primordiaux dans la conception et la formulation des réformes socio-économiques dans un pays », a-t-il commenté, avant de parlé de la nécessité de rendre ces données accessibles au plus grand nombre. Il a révélé que le présent atelier n’est que le premier d’une série, avec d’autres activités, pour promouvoir la visibilité de Statistics Mauritius dans le pays.
La directrice des statistiques, Aimée Cheung Kai Suet, a pour sa part expliqué que la Journée africaine de la statistique (JAS) est célébrée chaque année le 18 novembre. Cet événement a été lancé en 1990 par l’Organe subsidiaire de la Commission économique pour l’Afrique de l’Organisation des Nations Unies (CEA) et la Conférence africaine conjointe des planificateurs, des statisticiens et des démographes. « La journée est célébrée chaque année afin de sensibiliser davantage le grand public au rôle important que jouent les statistiques à tous les stades du développement social et économique de l’Afrique et a pour thème cette année “S’assurer que chaque femme et homme soit pris en compte : produire des statistiques sensibles au genre pour l’atteinte des objectifs de développement” », a-t-elle expliqué.
Cet atelier a vu la tenue de plusieurs discussions sur des thèmes relatifs à la collecte et la dissémination des statistiques sensibles au genre.