Les principales animatrices de la Commission des femmes du MMM entourées d’autres membres de cette instance lors d’une conférence de presse mercredi à Ébène

Dans le cadre de prochaine Journée internationale de la femme, la Commission des femmes du MMM organise une matinée de réflexions sur le thème “Les femmes pour une île Maurice meilleure”. L’équipe dirigeante de cette commission – composée de nouveaux visages pour la plupart – était face à la presse mercredi pour parler de cette activité, qui se tiendra le 10 mars à la salle des fêtes du Plaza, à Rose-Hill.

Si l’apport des femmes dans les différents secteurs de la vie socio-économique du pays est déjà un fait indéniable, selon les responsables de cette commission du MMM, en revanche, soulignent ces dernières, certaines situations « injustes et inacceptables qui perdurent, empêchent les femmes de progresser davantage » et portent aussi atteinte à leur dignité. « Nous voulons tous une île Maurice meilleure. De quelle manière les femmes, grâce à leurs compétences et à leur savoir-faire dans différents secteurs, peuvent-elles aider à cette île Maurice meilleure ? C’est de cela qu’on va débattre le 10 mars », a expliqué hier Jenny Adebiro, présidente de cette commission.

S’agissant des principaux problèmes touchant les femmes directement, la commission féminine du MMM se dit « très inquiète » par l’augmentation de la violence en général dans le pays. Jenny Adibero s’est appesantie particulièrement hier sur les nombreux cas d’agressions dont sont victimes les femmes, un problème qu’elle qualifie de « fléau ». Celle-ci déplore « le manque de réaction » du côté des autorités pour freiner cette situation et a demandé si l’aggravation de la violence envers les femmes ne serait pas due au non-respect des lois en vigueur.

« Depi lontan, bann madam ki viktim laviolans pe kriye zot soufrans. Eski bann lalwa pe respekte ? Ki sinial ki nou pe anvoye kan nou trouv enn misie ki finn touy so madam finn grasie apre ? » a lancé la présidente de la commission des femmes du MMM. Cette dernière ajoute que les cas de violence domestique « ne sont pas que des cas isolés et individuels », comme le feraient croire certaines personnes. « Il s’agit d’un véritable problème de société qui mérite une action urgente de la part de tout le monde. C’est le cri des femmes ! » a estimé Jenny Adebiro.

Les responsables de cette commission disent que leurs membres sont tous les jours sur le terrain dans les différentes circonscriptions et que leurs rencontres avec la population révèlent une profonde inquiétude des Mauriciens par rapport au problème de la violence en général. « La population est en attente d’une solution », dit Jenny Adibero. Cette question sera un des principaux sujets qu’aborderont les intervenants (Daniella Bastien, Zabeen Mooraby, Cherylle Rayapen, Rouma Bahadhoor, Arianne Navarre-Marie et Paul Bérenger) lors de cette matinée de réflexions le 10 mars.