Dans le cadre de la Journée du Refus de la misère, qui sera célébrée demain, Alain Auriant, de l’Ong Forces Vives du quartier EDC de Rose-Belle, Sa Nou Vize, explique que les poches de pauvreté s’accroissent de jour en jour. « Depuis 2009, nous avons mis à profit notre connaissance pour venir en aide à ces personnes. En 2010, on a essayé de convaincre la NEF de construire des  logements sociaux. Le Rose-Belle Trust Fund for Vulnerable Group a alors choisi de prendre en main la construction d’une trentaine de maisons en béton. Le Trust Fund est sorti du projet au niveau administratif, la NEF a accepté de nous épauler mais, à ce stade, elle nous doit toujours la somme de Rs 100 000. » Alain Auriant explique que  les poches de pauvreté sont de plus en plus visibles à Rose-Belle. « On fait aussi face à pas mal de problèmes, comme les familles désunies, les filles célibataires, des gens qui ne savent ni lire ni écrire… Il n’y a pas de problème de drogue, ce qui est un bon signal. » Il poursuit que, pour pouvoir éradiquer la pauvreté, il faudrait des gens qui veulent s’engager.
Autrefois, relate Alain Auriant, pour construire les maisons à Rose-Belle, les ouvriers du quartier avaient de l’emploi, ce qui les aidait considérablement. « La NEF a décidé d’employer ces propres entrepreneurs, ce qui n’est pas une bonne chose. La NEF doit “empower” les personnes issues d’un milieu pauvre. Il faut  mettre en place un réseau de “networking” des Ong et envoyer des représentants de ces Ong à l’étranger pour une formation plus poussée. » Il poursuit : « On a mis en place, à Rose-Belle, un snack Baz Manz N Kou. C’est étonnant de voir qu’il y a des gens qui ne peuvent pas se permettre d’avoir un dîner. »
Parlant de la campagne électorale, Alain Auriant trouve que « beaucoup de fausses promesses » sont faites avant les élections et que « rien n’a été vraiment fait pour éradiquer les poches de pauvreté ». Il reprend : « Il faut que les dirigeants fassent un travail de suivi. Nous, à Rose-Belle, nous pensons aussi à la communauté rodriguaise. Il faut faire un travail de chaque jour sur le terrain. C’est le message que je lance aux dirigeants dans le cadre de la Journée du Refus de la misère. »