Ce 12 mai marque la Journée internationale des infirmières, célébrée autour du thème « Une voix faite pour diriger vers un monde en bonne santé », choisi par l’International Council of Nurses (ICN). Pour l’occasion, Cassam Chuttoo, Regional Nursing Administrator de l’hôpital Victoria, Candos, a tenu à souligner que « le personnel soignant a largement contribué à limiter la transmission de la pandémie de coronavirus à Maurice ». Et de saluer, face à « cette urgence de santé » publique, « le dévouement des « frontliners », et plus particulièrement les infirmiers, qui ont travaillé d’arrache-pied afin d’endiguer les effets néfastes de ce virus ».

En raison de la pandémie de Covid-19, pas de célébration grandiose dans nos hôpitaux, mais hommage a été rendu à Florence Nightingale en ce 12 mai, date de naissance de cette dernière, et dont on célèbre le bicentenaire cette année. L’ICN, à travers sa directrice, Annette Kennedy, a donné des directives à l’effet que 2020, décrétée année des infirmiers, soit « une année riche en événements ». Toutefois, en raison de la pandémie, les célébrations ont été repoussées. Annette Kennedy a toutefois, dans son message, souligné que « seuls les infirmiers ont la compréhension et les connaissances approfondies du parcours du patient, de son diagnostic et de ses besoins de santé ».

Cassam Chuttoo, lui, a tenu à saluer la contribution des infirmiers, infirmières, sages femmes et aides-soignants pour « leur persévérance, leur courage et leur sens du patriotisme à sauver des vies, en mettant souvent leur propre vie en danger contre un virus invisible ». Et de dresser un parallèle entre le combat de Florence Nightingale, infirmière britannique ayant servi durant la guerre de Crimée, et la lutte des infirmiers mauriciens pour contrôler la pandémie. « Ce qui fait que le niveau des contaminés est très bas à Maurice et a poussé les autorités à une reprise graduelle et contrôlée des activités économiques » dans le pays.

« Les infirmiers ont été au-devant de la scène depuis le début de l’épidémie, rappelle-t-il. Ils ont consenti à d’énormes sacrifices en travaillant jour et nuit pour contrôler les effets néfastes de ce virus mortel. » Selon lui, la pression sur les services de réanimation s’est du coup allégée et le personnel a pu être déployé au centre de traitement de l’hôpital ENT et à l’hôtel Victoria, qui comptait le plus grand nombre de cas positifs.

Il affirme aussi que les « flus clinics », la campagne de vaccination et les dispensaires ont « fonctionné normalement grâce à un « roster » mis en place ». Tout en rappelant que le personnel soignant est « directement exposé à des patients potentiellement porteurs » du virus. « Même au seuil critique de la maladie, où des cas positifs avaient été détectés au sein du personnel infirmier, nous n’avons pas baissé la garde », dit-il. Cassam Chuttoo se dit par ailleurs « satisfait » que « cette détermination a totalement changé le regard de la société envers les infirmiers ». Il développe : « Les gens ont compris l’engagement, la valeur et la contribution des infirmiers dans le combat contre le coronavirus. »

Il a en outre tenu à remercier le Dr Caussy, Regional Health Director de l’hôpital Victoria, ainsi que les médecins et le personnel infirmier pour avoir « œuvré sans relâche pour contrôler la transmission du virus, souvent loin de leurs familles ». Selon lui, « il faut accorder à ce secteur la valeur et le respect qu’il mérite ». Malgré tout, « il ne faut pas baisser la garde », estime-t-il, avant d’appeler le public à « suivre les consignes du ministère de la Santé » concernant la distanciation sociale, le port du masque et les gestes barrières. « La prudence reste de mise afin de contenir le foyer de contamination. »