Samedi a eu lieu un grand concours dans le but de sensibiliser les jeunes sur le thème de la corruption. C’est dans le cadre de la journée internationale des jeunes qui a eu lieu le 12 août dernier que l’ICAC en collaboration  avec le ministère de la Jeunesse et des Sports et la National Art Gallery a organisé cette journée de lutte anticorruption. Le concours consistait en un “on the spot drawing” et le thème était « librExpression : Quand les jeunes s’engagent… » Plus de 350 jeunes se sont déplacés samedi au Caudan Waterfront afin d’y participer.
« La corruption est un sujet très important pour nous. Avant ça ne l’était pas, mais avec les différentes histoires lues dans la presse il y a eu une prise de conscience auprès des jeunes. Depuis on en parle beaucoup entre nous, on cherche à comprendre toutes les facettes de la corruption », a expliqué un jeune artiste présent lors du concours. Celui-ci comportait diverses catégories, des plus jeunes au moins jeunes. L’imagination était à son comble avec des dessins, des slogans. De la peinture à la craie ou encore de la sculpture, il y en avait pour tous les goûts et de tous les styles, l’art et l’imagination étaient présents dans la bonne humeur. Une jeune artiste de 15 ans s’est confiée au Mauricien. « L’idée de ce concours me paraît une bonne manière d’expliquer ce que nous en tant que jeunes nous comprenons de la corruption, pour beaucoup d’entre nous ce mot reste incompris, j’espère que nos tableaux permettront aux gens de comprendre nos points et des explications plus claires ou des exemples nous seront donnés par la suite. » La jeune fille avait fait un tableau avec un collage de faux billets.
Vu que les jeunes représentent 20 % de la population mauricienne, l’ICAC estime qu’en les impliquant dès leur jeune âge dans une forme de lutte contre la corruption c’est le pays qui en sortira gagnant à long terme. L’ICAC estime aussi qu’à travers cette participation de masse dans une activité anticorruption, il y aura des retombées positives sur d’autres segments de la population qui seront amenés à réfléchir sur les effets néfastes tant sur le plan économique que social de la corruption. Avec l’engagement des jeunes dans cette mouvance anticorruption, l’ICAC veut leur offrir une plateforme pour qu’ils puissent prendre connaissance de l’ampleur de la corruption au plan national aussi bien qu’international pour qu’ils puissent mieux afficher leurs sentiments pour promouvoir la bonne gouvernance, la transparence et la redevabilité. D’ailleurs, dans son programme 2012-2015, le gouvernement a réitéré son engagement pour s’assurer que les jeunes s’impliquent davantage dans cette lutte.
Un des jurés du concours s’est confié au Mauricien : « Nous avons plusieurs critères pour choisir les dessins gagnants, nous regardons les mises en page, les techniques de dessin, l’imagination et le sens du dessin. Je trouve que c’est une bonne initiative d’avoir organisé un tel concours, et je suis très étonné de voir autant de jeunes. Je les trouve très imaginatifs, cela fait chaud au coeur. » Le concours se divisait en trois catégories, la catégorie A : 15-18 ans, catégorie B : 19-24 ans et la catégorie C : 25 ans à monter. Les gagnants sont pour la catégorie A Shivranee Khadoo, Rishitosh Rughoobur et Shifa Korrimboccus ; pour la catégorie B, Navinash Suborayadi, Yagapen William et Premla Mooranie ; et pour la catégorie C, Shalinee Ramaya, Nishal Purbhoo et Jean Clarel Mongelard. Un des gagnants s’est confié au Mauricien : « Je n’imaginais pas gagner, quand je regardais autour de moi je voyais de très bons tableaux, j’avais la pression et j’avais peur de pas avoir le temps de terminer. Avoir reçu un prix est une grande satisfaction pour moi. Le sujet m’inspirait beaucoup. » Les gagnants du concours ont remporté des gift vouchers ou des iPod, entre autres. La journée a connu la participation de jeunes artistes musiciens qui ont livré un concert.