Pourquoi pas faire de La Valette une smart city ? L’appel a été lancé par Cassam Uteem et des personnes vivant dans la pauvreté au Caudan, le 17 octobre, lors d’une cérémonie marquant la Journée internationale du refus de la misère. Car les exclus de La Valette et ceux qui sont emprisonnés dans la pauvreté ont aussi le droit de jouir du développement.
Ils sont citoyens du pays, mais survivent dans l’Abri de Nuit de Port-Louis. Pour ces hommes qui évoluent sans les mêmes opportunités que les autres, “il y a du développement, mais pas pour tout le monde”. Dans un contexte où les autorités focalisent sur un développement high-tech illustré par les smart cities, ceux qui vivent dans la précarité lancent un appel : “Nous voulons un développement où nous pourrons contribuer à la construction de l’avenir”, témoignent les résidents de l’Abri de Nuit.
Les profondes disparités entre la vision gouvernementale et la réalité de ceux qui sont emprisonnés dans la misère ont été largement évoquées lors d’une cérémonie marquant la Journée internationale du refus de la misère, tenue le 17 octobre au Caudan, Port-Louis.
Présent à la cérémonie, l’ancien président de la République, Cassam Uteem, a estimé que “si on doit entamer le projet de smart city, qu’on le commence par La Valette”. Ce “village” développé à Bambous a été créé par le gouvernement pour donner un logement à des gens n’ayant pas les moyens de s’en procurer un. Il a été présenté comme étant un exemple de projet d’avenir dans le secteur du logement. Mais les familles qui y résident ont été exclues du système et ne cessent, depuis, de condamner ce traitement dont ils sont victimes. “À cause de l’exemple que devrait être La Valette, la localité doit devenir une smart city”, a insisté Cassam Uteem, en présence des représentants d’ONG, des familles vivant dans la pauvreté et des autres invités du Comité 17 octobre.