Le « Young Women Advocating for Gender Equality » a été lancé vendredi après-midi à l’auditorium Octave Wiehe à Réduit, à l’occasion de la célébration officielle de la Journée internationale de la Femme. Il s’agit d’un cadre stratégique (2013-2015) en cinq axes qui vise à promouvoir l’égalité des genres dans toutes les sphères de la sociétés. À travers ce cadre stratégique, le ministère de tutelle, en collaboration avec le National Women’s Council (NWC), vise aussi à motiver la création davantage d’associations de jeunes femmes, en intégrant de nouvelles idées de jeunes femmes et filles suite au vieillissement des associations existantes. Ce qui s’insère au thème de cette année, « The gender agenda: gaining momentum ». Pour marquer ce « jour spécial où le monde entier reconnaît officiellement la valeur de la femme dans la société », la ministre de l’Égalité des Genres, Mireille Martin, a axé son discours sur le respect de la femme dans toute sa dimension. Elle a ainsi encouragé les femmes à ne pas se cantonner du rôle que la société leur attribut en tant que femmes, et de se battre pour le respect qu’elles méritent.
La Femme mériterait d’être célébrée les 365 jours de l’année, selon la ministre de l’Égalité des Genres, et elle devrait aspirer à un respect qui va au-delà du « respect dans l’oeil de la tradition de notre pays ». Dans son discours devant une assemblée majoritairement féminine, Mireille Martin évoque en effet, ce moule préétablit par la société pour toute femme avant même sa venue au monde. Ce moule qui lui demande d' »être une gentille fille, tranquille, obéissante, bien habillée, qui ne parle pas à haute voix, et qui se marie pour avoir deux ou trois enfants, dont un fils… ». Un moule dans lequel, dit-elle, les femmes se complaisent malheureusement trop souvent, et qu’il faudrait casser afin de permettre l’épanouissement complet et faire reconnaître le potentiel de la Femme. Mireille Martin estime ainsi qu’en brisant ce moule, la Femme pourra obtenir le « vrai respect auquel une femme a droit, c’est à dire le respect dans le sens le plus large du terme », lui permettant d’être et d’agir selon son choix et non de représenter ce que la société lui demande de représenter.