Pour marquer la journée internationale de la danse, célébrée le 29 avril à travers le monde, le centre Indira Gandhi pour la culture indienne (IGCIC) a organisé une soirée consacrée aux danses classiques indiennes, à savoir le kuchi pudi, le bharatnatyam et le kathak. « Nrityarpan: An Indian Classical Fiesta », le 25 avril dernier, a vu la participation des professeurs de danses du Mahatma Gandhi Institute(MGI), de l’IGCIC et d’autres invités. Une magnifique prestation qui a entraîné le public dans le monde des dieux et des divinités hindoues.
En duo ou en trio, les danseurs de kuchi pudi, de bharatnatyam et de kathak ont ouvert le spectacle en présentant le « Ganesh vandana » sur une chorégraphie commune, mais qui met en avant à la fois les costumes et la gestuelle de chacune de ces danses. Ainsi, dès ce premier numéro consacré à Ganesh, ou Ganapati, le dieu qui est invoqué à chaque nouvelle entreprise, le spectateur commence à se familiariser avec les particularités des gestes et les couleurs et styles de costumes propres à chaque danse.
Il passe ensuite, tour à tour, et ce pendant plus d’une heure, à chacune des danses, contant tantôt l’histoire de tels dieu ou déesse, tantôt celle de tels autres, la plupart du temps sous un fond de musique « live » assurée par le tablatiste de l’IGCIC, Zakir Hussein, le joueur de veena du centre culturel tamoul, Rajesh Marday, le joueur de Mrindagam, Khugen Cunden et les chanteurs Rahul Ranade, de l’IGCIC et d’Ajeetha Marday.
La jeune Sangeetha Phaneesh, originaire de Bangalore, a, quant à elle, choisi de danser en solo la beauté de Krishna sur fond de musique préenregistrée. En vacances à Maurice, elle a séduit le public de par la grâce et la précision de ses gestes, en exécutant un kuchi pudi, une danse fondée sur les poses sculpturales. D’autant qu’elle est âgée d’à peine 14 ans. Au Mauricien, elle confie avoir commencé la danse classique à l’âge de 4 ans. « I started with bharatnatyam at the age of 4. I did it for two years before learning kuchi pudi, then kathak », avance-t-elle. Elle affirme avoir terminé le niveau professionnel, soit le « Ranga pravesha », pour le kuchi pudi et le bharatnatyam.
Outre la magnifique prestation de cette jeune danseuse, le duo formé par Nalinee Totiah et Jaykumaren Iyasamy en ont présenté une autre avant de s’exécuter sur le plateau. D’aucuns connaissant le kuchi pudi, danse née d’un village qui pris ce nom par la suite, attendaient certainement ce numéro avec impatience. Appelé “tarangam”, il rend beaucoup plus visible l’important travail rythmique au niveau des pieds du danseur de kuchi pudi. Ainsi, c’est avec une grande dextérité que les deux danseurs ont traversé la scène, chacun sur son plateau en cuivre, pour entrer dans un dialogue avec le spectateur témoin.
La grandeur de Shiva était mise en avant de manière harmonieuse par Afsar Khan, pour le kathak, et Indiren Muneesamy, pour le bharatnatyam. Le couple Indiren et Maleena Muneesamy a ensuite mimé la rencontre entre Meenakshi et Shiva dans l’Himalaya en présentant un numéro de Bharatnatyam. Le spectateur a aussi eu l’occasion de se concentrer sur les gestes et la grâce du bharatnatyam à travers le solo, en hommage au dieu Muruga, exécutée par la danseuse et professeure Sathyavani Baloonuck.
Avant de terminer par un tillana, la danseuse de kathak Rochana Uma Desai Lukea et Afsar Khan ont emporté le public dans un rythme effréné en présentant un “sargam”, dont le but est de présenter les éléments rythmiques du kathak.