Le chef de la délégation de l’Union européenne (UE) Aldo Dell’Ariccia a observé que « lorsque l’on donne les moyens aux femmes d’atteindre leur autonomisation économique, on leur permet d’affirmer leur dignité en tant qu’acteur social et économique ». C’était vendredi dernier lors d’une visite à la Mushroom Production Unit de l’Union Park Women Association (UPWA), à Union Park, en marge de la Journée internationale de la Femme. Un projet financé en partie par l’UE.
Lors de son intervention, le chef de la délégation de l’UE a aussi félicité les membres de l’association et les bénéficiaires du projet pour leur enthousiasme et leur persévérance à mener à bien « cette initiative visant à promouvoir l’autosuffisance économique des femmes ». Se basant sur le succès de ce projet, il a estimé « tout à fait possible » de rendre les femmes autonomes « si on leur donne les moyens nécessaires de le faire ».
Fondée en 1970, l’UPWA est affiliée à la National Women’s Council (NWC) et a obtenu de nombreuses récompenses dans le cadre des travaux/projets communautaires qu’elle a réalisés. Selon l’UE, l’association a présenté un projet de production de champignons visant, en même temps, à créer de l’emploi pour ses membres qui ne travaillent pas. Le projet bénéficiant du soutien de l’Agricultural Research and Extension Unit (AREU), de la Small and Medium Enterprises Development Agency (SMEDA) et de l’Université de Maurice a été accepté par l’UE pour un financement à hauteur de 107 748 euros, soit 90% de son coût total. Le projet a démarré en août 2011 pour être complété en août 2014. Pendant cette période, outre la mise en place de l’unité de production, quelque 60 femmes ont bénéficié de l’expertise des partenaires de l’association pour leur formation. Celle-ci comprenait la production de compost, la préparation des sacs, la préservation des produits, la récolte, l’empaquetage et le marketing.
Aujourd’hui, les champignons sont mis en vente en tant que tels, mais aussi en conserve, séchés et en sachet pour des préparations de soupes. Après cette première formation, fait ressortir l’UE, un nouveau groupe de 30 personnes ont été formées. Vendredi dernier, le chef de la délégation de l’UE a eu l’occasion de voir l’aboutissement de ce projet lors d’une visite aux côtés de Laksmi Gunessee, de l’association. Parmi elles, certaines femmes souhaitent ouvrir leur propre entreprise en se basant sur la formation reçue, une manière d’étendre le projet à d’autres femmes, à travers la création d’emplois, devait faire ressortir une des bénéficiaires.