Magnifique exposé de la coach de dirigeants Catherine Chouard, hier après-midi à la MCB de St-Jean, dans le cadre de la Journée internationale de la Femme sur le thème : « Des équilibres entre performances et bien-être ». L’idée était de faire comprendre aux femmes qu’il ne faut pas se faire “avaler” par la notion de la performance. « La femme a toujours cette tendance à vouloir être parfaite, une injonction pour pouvoir exister. Il faut se rappeler que nous ne sommes pas parfaites et que notre performance évolue uniquement lorsqu’on a su faire un choix équilibré entre vie professionnelle et vie privée », a-t-elle déclaré.
Catherine Chouard ne passe pas par quatre chemins. D’une voix calme et posée, face à une assistance composée d’éléments féminins, elle fait comprendre que l’argent et le statut social ne sont pas tout : « les riches s’ennuient et les pauvres survivent ». La vraie question fondamentale est de savoir qui on est vraiment et ce qu’on veut faire de sa vie. « On veut faire croire aux filles que le monde extérieur est un danger. Alors que ces messieurs sont dans l’action et la conquête, les femmes jouent beaucoup à se faire peur. Peur de ne pas y arriver et de ce que les autres penseront. On nous renvoie l’image de ce qu’on ne sait pas faire et l’on n’est pas toujours dans la notion du compliment. La femme se sent toujours le besoin de se lancer dans de grandes explications, alors que l’homme se contente des faits et passe rapidement à autre chose ».
Aux femmes, Catherine Choaud dira : « Garde ta peur petite, car si elle devient grande, c’est toi qui deviendras petite. Les femmes sont les championnes du doute et de l’autodiminution. Il ne peut y avoir de l’hyper performance au prix de l’hyper pression ». Un vrai échange d’idées s’est déroulé au cours de cette rencontre. Pour l’intervenante, « la femme est en permanence dans des rôles multiples : à la fois femme, professionnelle et maman. Ce qu’il faut retenir dans le cadre de la Journée internationale de la Femme, c’est qu’au-delà des différences qui existent entre l’homme et la femme, c’est la complémentarité qui prédomine au final. »
Utilisant les dix doigts de la main, elle a souhaité que chaque femme commence à se prendre en main et à cultiver ses émotions, chaque doigt correspondant à une action. « Montrer une émotion libère instantanément. Il faut prendre conscience que le pouvoir des mots est très important sur le mental. Si vous avez de la colère, la première personne qui passe fera les frais de votre mauvaise humeur. Respirez un bon coup et faites extérioriser ce mal qui est en vous. Soufflez sur cette fumée noire qui vous ronge de l’intérieur et renvoyez-la dans la nature en formulant le souhait que votre mal devienne une belle plante ».
Selon la conférencière, le pire ennemi de la femme, c’est la femme elle-même. « Il faut apprendre à devenir sa propre amie. Osez vos rêves et prenez des initiatives. Osez poser vos besoins et vos demandes et, surtout, arrêtez de demander à votre mari s’il vous aime. C’est évident, puisqu’il est avec vous. » Pour celles qui n’ont pas eu la chance de faire des études, « le diplôme n’a jamais acheté la valeur de quelqu’un, car il faut juste que vous soyez en éveil au monde. »
Un petit panier avec des pensées a été remis à chaque femme présente. « Pour chaque jour, il faut s’ouvrir de nouvelles possibilités. À Bali, c’est de cette manière qu’on fait une offrande de rêve à la terre. C’est une manière de rappeler à sa conscience qu’il n’y a pas de petites choses. Tout compte et l’essentiel est de foncer. Laissons-nous un monde de liberté. Les émotions, ce sont des choses au féminin. La réussite se trouve dans la capacité de la maîtrise de soi. »