Le 21 juillet est la Journée mondiale de la malbouffe. Nombreux sont ceux qui sont conscients que les junk food leur font plus de mal que de bien mais en consomment malgré tout, et souvent trop régulièrement. La nutritionniste Nirusha Pahladi nous parle de la malbouffe et de ses conséquences sur notre organisme et notre santé.

Malbouffe ou junk food est une expression désignant une nourriture considérée comme mauvaise, tant d’un point de vue diététique que sanitaire. Très souvent, ces aliments sont riches en graisses, en sucres et/ou en sel et présentent une faible valeur nutritive. Le terme peut englober des préparations alimentaires toujours plus riches en additifs (exhausteurs de goûts, arômes alimentaires) et pauvres en éléments de base.
À Maurice, l’alimentation est souvent ni équilibrée ni variée. C’est l’avis de la nutritionniste Nirusha Pahladi, qui affirme que les Mauriciens ne comprennent pas ce qu’est une bonne alimentation. “Si on est mal nourri, on a des défaillances, des manquements sur l’apport nutritionnel. Il y a ce qu’on appelle les apports alimentaires recommandés. Chaque personne doit connaître son type d’alimentation. Si on ne comprend pas la manière dont on doit s’alimenter, on cause des problèmes à notre organisme.”

Mauvaise alimentation.
On ne prête pas attention à la bonne alimentation, surtout que “tout va vite. Les junk food sont les refuges parfaits pour manger vite, sans avoir à cuisiner et sans se ruiner”. Certaines de nos habitudes locales (roti, fritures) ainsi que la restauration rapide (burgers, pizzas, frites, sodas) procurent les aliments les moins chers et les plus accessibles. La nutritionniste souligne que “la malbouffe se cache aussi dans des produits qu’on ne soupçonne pas toujours et qui contribuent à favoriser l’addiction alimentaire”. La prudence est de mise afin de ne pas tomber et demeurer dans la dépendance alimentaire.

La malbouffe n’est jamais sans conséquence. Elle est associée à l’obésité, l’insuffisance cardiaque, l’hypertension, le diabète et les cancers liés à une mauvaise alimentation. L’excès de gras augmente directement le risque de maladies cardio-vasculaires. Le cholestérol bouche les artères et peut provoquer un infarctus. L’excès de sel augmente le risque d’hypertension artérielle ou provoque une insuffisance rénale, alors que l’excès de sucre accroît le risque d’avoir un diabète sucré.

Plusieurs autres maladies sont liées à une mauvaise alimentation, au manque de vitamines et de sels minéraux. Une carence en vitamine D et en calcium aggrave la perte de densité osseuse et peut entraîner l’ostéoporose. “N’attendez pas de tomber malade pour respecter votre alimentation”, prévient Nirusha Pahladi. “Quand on parle d’alimentation équilibrée, il ne s’agit pas obligatoirement de régime. Il faut savoir ce qu’on doit manger et prendre les aliments riches en protéines, en glucides, en lipides, en vitamines et en minéraux.”

La junk food version healthy
Manger équilibré mais avec plaisir et sans culpabilité, c’est possible. Voici donc quelques recettes de junk food en version healthy.

Le burger-frites 100% végétal
Faites préchauffer votre four à 190°C. Dans un petit saladier, écrasez les haricots noirs avec une fourchette avant d’y ajouter l’oignon, les poivrons et l’ail, tous les trois coupés en petits cubes. Sur le côté, mélangez un œuf avec une pointe de chili en poudre, un peu de cumin et les aromates de votre choix. Ajoutez au mélange les haricots noirs. Mélangez le tout et parsemez des miettes de pain jusqu’à ce que la pâte se tienne bien. Formez des steaks. Faites cuire pendant 20 minutes, en retournant délicatement à mi-cuisson. Formez vos burgers avec les crudités de votre choix. Remplacez les frites par des frites de courgettes : coupez des courgettes en deux dans la largeur, faites des quartiers, puis retirez les graines. Placez les courgettes sur une plaque recouverte de papier cuisson et arrosez d’un petit filet d’huile d’olive, avant de saupoudrer d’un mélange d’aromates. Faites cuire une dizaine de minutes à 200°C, puis cinq minutes sous le gril.

La pizza chou-fleur
Détaillez des fleurettes de chou-fleur et mixez-les jusqu’à obtenir une semoule. Cuisez 3 minutes le chou-fleur dans de l’eau bouillante salée, puis passez-le sous l’eau froide à l’aide d’un tamis avant de l’égoutter soigneusement dans un torchon propre. Ajoutez un gros œuf battu, sel, poivre et aromates. Déposez votre poudre de chou-fleur dans un moule à pizza et tassez. Faites cuire 20 minutes au four à 180°C. Une fois votre pâte prête, recouvrez-la de sauce tomate maison, de rondelles d’oignons rouges, de tranches fines d’aubergine et de lardons de tofu fumé. Faites cuire au four une dizaine de minutes. À la sortie du four, agrémentez votre pizza de roquette.

Les crousti’frites de légumes
Détaillez deux carottes, une patate douce et une courgette en bâtonnets. Dans un saladier, mettez vos bâtonnets avec du sel, du poivre, des herbes de Provence et une cuillère à soupe d’huile d’olive. Mélangez. Saupoudrez vos légumes d’un peu de chapelure. Cela rendra vos frites croustillantes à l’extérieur, tout en gardant leur moelleux à l’intérieur. Déposez vos légumes sur un plateau recouvert de papier sulfurisé, et faites cuire 20 à 30 minutes à 190°C, tout en surveillant la cuisson.

Un brownie version light
Après avoir fait fondre 200 g de chocolat pâtissier au bain-marie, ajoutez-y une banane écrasée, 2 cuillères à soupe de purée de noisette, 100 g de sucre roux, 100 g de poudre d’amande, 30 g de fécule de maïs, une tasse de noix. Étalez la préparation dans un moule carré et faites cuire 25 minutes à 180°C. Dégustez tiède.