La Mahatma Gandhi State Secondary School de Moka, en collaboration avec Moka’Mwad, a trouvé un moyen pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement. La directrice de cet établissement secondaire, Kavita Bhuckory, de même que Vanesha Seenyen, enseignante, et Chonnoo Zaynah, huissier de profession, ont mobilisé de vendredi matin à 14h environ 80 élèves (garçons et filles) pour participer à un “landscaping” de l’entrée de l’établissement. Objectif : promouvoir la préservation des plantes et des arbres à Maurice.

« Nous en avons profité pour faire de cette journée mondiale un événement important dans la vie de nos élèves. Pour y arriver, nous avons sollicité la collaboration des sponsors et nous sommes heureux que la cellule Moka’Mwad, qui a pour mission d’éveiller la conscience des habitants sur l’écologie et l’environnement, ait répondu positivement à notre appel », explique la rectrice. Pour mener à bien ce projet de “landscaping” de l’entrée, la direction a fait nettoyer préalablement le terrain en friches à l’entrée de l’école. « Nous sommes fiers de constater que les élèves sont bien impliqués. Ils n’hésitent pas à prendre la pioche pour planter quelque 989 variétés de plantes », ajoute Vanesha Seenyen. « Nous avons ramassé beaucoup de mégots de cigarettes et de tessons de bouteilles avant la mise en terre de ces plantes. »

Le Mauricien s’est rendu sur place vendredi pour recueillir des témoignages des élèves ayant participé à l’événement. Parmi eux : Shaned Boojhawon et Mantadin Yagyavalk, tous deux élèves de Form IV à la MGSS. « Nous participons pour la première fois à une telle activité, qui se passe à quelques mètres du collège. Nous sommes très fiers car nous avons contribué nous aussi à changer l’entrée de l’école avec les plantes que nous avons mises en terre de nos mains », disent-ils. Ils souhaitent que de telles activités aient lieu plus souvent dans les établissements scolaires du pays.

Domah Tishtee, elle, trouve que « c’est une très bonne expérience ». Elle poursuit : « Je n’aurai jamais pensé que pour faire pousser des fleurs, cela exigeait une technique de base. Mo pa finn ezite mwa osi pou pran pios ! » Dwarka Issena a elle aussi été très active. Mais il y a cependant une chose que la jeune fille regrette : « Que les Mauriciens n’aient pas développé encore cette culture de propreté. On jette des ordures à gauche et à droite sans se soucier du tort que l’on fait à notre environnement. »