Le thème retenu cette année par la Fédération mondiale du Coeur, dans le cadre de la Journée mondiale du Coeur observée le 29 septembre, est “Heart-Healthy Environment”. À cette occasion, le ministère de la Santé donnera le coup d’envoi d’activités à l’Adolphe de Plevitz State Secondary School de Grand-Baie, où sont prévues des démonstrations d’activités physiques et de cuisson pour une alimentation saine ainsi qu’une exposition sur des questions relatives à la santé.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les maladies cardiovasculaires, qui font 17,3 millions de victimes chaque année, constituent la première cause de mortalité dans le monde. Plus de 80% des décès par maladie cardiovasculaire surviennent par ailleurs dans des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. Les chiffres de la Fédération mondiale du Coeur révèlent qu’environ un million d’enfants naissent avec des cardiopathies congénitales. En outre, un élève sur dix souffre de surpoids, ce qui représente un facteur à risque pour les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux. Environ 600 000 non-fumeurs, y compris des enfants, meurent aussi chaque année en raison du tabagisme passif. Les maladies cardiovasculaires sont de plus responsables du décès d’une femme sur trois.
À Maurice, 33,7% des décès recensés en 2009 étaient attribués à ce trouble. La prévalence des facteurs de risque de cardiopathies coronariennes – dont l’hypertension, le diabète, le tabagisme et l’hyper-cholestérolémie – préoccupe les autorités. En effet, selon la Non-Communicable Diseases (NCD) Survey 2009, la prévalence à l’hypertension est de 35% chez les femmes et de 40% chez les hommes.
La Journée mondiale du Coeur sera l’occasion d’attirer l’attention sur le fait que nos environnements peuvent avoir un impact et augmenter les risques de maladies cardiovasculaires. Ainsi, l’environnement dans lequel nous vivons et travaillons peut avoir un impact significatif sur notre habilité de faire les choix corrects pour la santé de notre coeur. À la maison, un individu peut ainsi préparer des repas sains et incorporer fruits et légumes frais dans ses plats, mais aussi cesser de fumer, être plus actif en passant moins de temps devant la télé et organiser des activités de plein air, tels le cyclisme, la randonnée ou des jeux de jardin. En communauté, des actions collectives peuvent également être entreprises, dont l’augmentation de l’éducation physique de qualité dans les établissements scolaires, la création de localités sûres pour des activités physiques, ainsi que de s’assurer que les écoles, les lieux de travail et les hôpitaux offrent des plats sains et abordables. Au niveau national, la population peut encourager les décideurs à leur donner plus d’opportunités de faire des choix sains…