Journée mondiale du drone : un ciel ouvert à tous !

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Que ce soit pour des tournages de films, des opérations de recherche et de sauvetage, dans le domaine de l’architecture, voire juste pour s’amuser, le drone est l’outil par excellence de la réalisation d’images aériennes. En cette Journée mondiale du drone, retour sur ces engins volants qui ouvrent le ciel à tous.

Célébrée ce lundi 7 mai, la Journée mondiale du drone a pour but de changer l’opinion publique sur les drones et ainsi leur donner une meilleure impression. Car non, les drones ne sont pas que des machines à tuer ou à espionner, comme on peut souvent le voir à la télé. Ils sont aussi utilisés à des fins positives. Non seulement on peut s’amuser, passer de bons moments à les faire voler, mais les drones peuvent aussi être très utiles dans de nombreux métiers, que ce soit dans le cinéma, dans la presse ou au profit de la force policière et de sauvetage.

« L’Île Maurice est un très joli pays. Vu de haut, il l’est encore plus. La preuve sur les réseaux sociaux, où de nombreuses vidéos aériennes filmés par des touristes démontrent la beauté du paysage mauricien. Le but principal du drone, c’est de faire de superbes images et vidéos », indique Reeaz Torabally, propriétaire du magasin multimedia One.O.One et revendeur de la marque DJI, à Port-Louis.

Est-ce un oiseau ? Un avion ? Superman ? Non, c’est un drone !

Longtemps réservés à des fins militaires, les drones séduisent aujourd’hui plusieurs industries par leurs nombreuses utilités. Grâce à une réglementation diminuée, ils intéressent également un public grandissant d’amateurs passionnés. Accessible à tous, le marché du drone est actuellement en pleine expansion.

Pour Reeaz Torabally, la tendance des drones dépend beaucoup des budgets des consommateurs. « Nous avons des drones qui débutent à partir de Rs 15 000 et qui peuvent monter jusqu’à Rs 200 000 voire plus pour des drones professionnels. De nos jours, les drones sont de moins en moins lourds et plus en plus compacts et légers. »

Il existe des drones simples pour les amateurs, des modèles de quadricoptères avec quatre hélices. Mais, il y en a aussi des plus perfectionnés pour les professionnels: ceux avec huit hélices qui peuvent même porter des charges importantes. Nombreux sont ceux qui choisissent les drones par rapport à la qualité de l’image et de la vidéo, mais également un besoin d’une meilleure résolution. Forçant de nombreux fabricants à se lancer dans une compétition de haute voltige pour offrir des drones toujours plus performantes et abordables.

Cependant, Reeaz soutient que si le drone est amené à toucher de plus en plus de monde, ce serait bien que les Mauriciens soit formé correctement, surtout en ce qu’il s’agit des professionnels. « Nous ne prenons pas la responsabilité de ceux qui utilisent des drones à des fins illégales », ajoute-t-il.

Nicolas Fanny de Tcheky Studios est utilisateur de drone depuis 4 ans. Pour lui, un drone lui permet « d’avoir un autre regard sur le monde ». L’appareil lui permet de photographier ou de filmer différents événements, mais surtout les mariages dans lesquels sa société est spécialisée. « Auparavant il fallait prendre de grosses caméras et monter à bord d’avion ou d’hélicoptère pour faire des prises aériennes, mais le drone vient tout changer et nous facilite la vie », confie Nicolas. Cependant, selon lui, « il y a des risques et des paramètres à prendre en compte avant son utilisation, que ce soit pour les amateurs comme pour les professionnels. C’est la raison pour laquelle il devrait y avoir des ateliers de formations concernant l’utilisation et la règlementation à Maurice ».

Que dit la Civil Aviation Regulations?

En vue d’assurer la sécurité et la vie privée des membres du public, ainsi que la sécurité de l’espace aérien mauricien, la Civil Aviation Regulations préconise ainsi que l’utilisation des Remotely Piloted Aircrafts and Remotely Piloted Surveillance Aircrafts, ne doit en aucun cas mettre en danger la vie d’autrui ou même détruire des objets. Toute opération d’un drone doit au préalable satisfaire son opérateur que le vol est sans risque. Il est aussi question que, dorénavant, toute opération avec un drone soit maintenue dans le champ de vision de la personne qui guide l’appareil afin d’éviter toute collision avec d’autres aéronefs, personnes et structures. À l’exception d’une dérogation obtenue auprès du directeur de l’aviation, la hauteur du vol des drones est fixée à 400 pieds au-dessus du niveau du sol, soit à quelque 122 mètres.

Le géant Amazon a déjà testé les livraisons par drone. En attendant de voir des taxis drones pour éviter les embouteillages, comme à Dubaï, les drones font désormais partie du paysage aérien.