La Commission Justice & Paix du diocèse de Port-Louis entend frapper fort lundi à l’occasion de la prochaine Journée mondiale de l’Habitat en dévoilant à la population un modèle de logement social que propose le gouvernement aux familles à faibles revenus. C’est ainsi qu’un prototype  des 52 maisonnettes construites à Gros-Cailloux sera exposé dans son échelle réelle, soit sur une superficie de 31 m2, sur la place de la Cathédrale ce jour-là. Une surface légèrement plus grande que celle d’un container, d’où les qualificatifs “bwat zalimet” et “lakaz zouzou menaz” souvent entendus dans les milieux des travailleurs sociaux lorsqu’ils évoquent ce type de  logement.
La Commission Justice & Paix bénéficie de la collaboration de Caritas-Ile Maurice et de l’Ong Architectes sans frontières pour cette exposition sur le logement social. Hier après-midi, des ouvriers, sous le regard du père Jean-Maurice Labour et de quelques passants, complétaient le montage du prototype. Outre de montrer à l’opinion publique les conditions de vie des bénéficiaires de ces nouveaux logements sociaux, les organisateurs de cette expo veulent susciter un débat national  sur la politique de logements citoyens. Il est important, selon eux, d’ouvrir le dialogue pour le respect des droits humains et de la dignité humaine de ceux bénéficiant d’un logement social.
Le père Labour, vicaire général, et les membres de la Commission Justice et Paix tiendront une conférence de presse lundi à coté de ce modèle de logement social. Cette commission a entrepris une évaluation sur le relogement social à Maurice, en s’attardant sur le cas de La Valette, qui n’a pas donné les résultats escomptés. Cette évaluation a débouché sur la rédaction d’un document, intitulé « 9 principles for social housing ». Cette commission  communiquera ses observations et proposera quelques alternatives lors de cette conférence de presse.
Par ailleurs, à plusieurs reprises,  l’évêque de Port-Louis, que ce soit dans ses homélies ou à travers des interviews, a dénoncé l’étroitesse de ces logements sociaux, soulignant les divers problèmes familiaux qu’engendre la  promiscuité.