La Parent Teachers Association du collège St-Esprit a organisé plusieurs activités hier dans le cadre de la Journée internationale de la non-violence. L’occasion pour le comité organisateur constitué de Patrick Paya et de Allan Luchman (enseignants) et d’Alain Jeannot (membre du comité exécutif de la PTA) d’avancer quelques chiffres. Alain Jeannot a fait un état des lieux de la violence à Maurice avec 14 000 agressions, 34 meurtres et plusieurs milliers de cas de violence contre les enfants en 2011. Évoquant le dernier « Global school based health survey 2011 », il a attiré l’attention sur le fait que 35,7 % des élèves interrogés ont avoué avoir été victimes de brimades à l’école sur les derniers 12 mois alors que 35,5 % d’entre eux ont déclaré avoir été impliqués dans des altercations physiques.
« Les chiffres indiquent que la violence tend à être un mal essentiellement masculin, les femmes elles sont en général non violentes mais elles sont ironiquement victimes de brutalité de ceux-là même qui sont censés les protéger. Elles ont été par exemple victimes de 86 % des agressions sexuelles en 2011 », a fait ressortir Alain Jeannot.
Dans un discours de circonstances, Patrick Paya a pour sa part mis en perspective le bien-fondé de cette journée, rappelant que les Nations unies ont choisi cette date en hommage au grand défenseur de la non-violence que fut le Mahatma Gandhi. De son côté, Allan Luchman a évoqué la volonté du collège de marquer les événements aussi importants que la journée de la non-violence, qui d’ailleurs, avec d’autres manifestations comme le Martin Luther King day, sont désormais inscrits au calendrier socioculturel de l’établissement.
Le comité organisateur a aussi programmé la projection du film « Les moussons intimes », des sessions interactives, des débats autour de la pertinence de la non-violence dans la société et surtout au collège. Les élèves ont été ensuite conviés sur le terrain de foot où des ballons blancs, gonflés à l’hélium, ont été lâchés. Des collégiens ont ensuite offert des roses fraîchement cueillies au personnel féminin du collège afin de symboliser la non-violence.