« Les livres sont les outils les plus puissants qui soient à notre disposition pour éliminer la pauvreté et consolider la paix ». C’est ce que déclare en substance la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, dans son message à l’occasion de la Journée mondiale du Livre, célébrée aujourd’hui, mercredi 23 avril. À Maurice, en attendant la tenue d’un Festival du Livre à Bagatelle, du 2 au 4 mai, la Bibliothèque nationale a organisé aujourd’hui une table ronde sur le thème Role of librairies in the 21st century : are they an anachronism in today’s system of education ?
La Journée mondiale du Livre est l’occasion de rendre hommage aux auteurs et aux livres tout en encourageant le public à découvrir le plaisir des mots. La Bibliothèque nationale a ainsi programmé une série d’activités en ce sens qui culminera en un Festival du Livre à Bagatelle. Cet événement s’étalera sur trois jours, soit les vendredi 2 et samedi 3 mai, de 10 h à 22 h et le dimanche 4 mai de 10 h à 17 h. Le président de la République, Kailash Purryag devrait procéder à l’ouverture de la cérémonie. Parmi les participants à cette Fête du Livre, figureront la Bibliothèque nationale ; le Bookstore (EOI) ; les Éditions Le Printemps ; Graphic Press ; La Souris Verte Diffusion Ltée ; Kohinoor Bookshop ; Topress ; l’ambassade américaine ; le Centre culturel chinois ; et le Centre Indira Gandhi pour la Culture indienne, entre autres. Au programme, des ventes promotionnelles, des dédicaces, des expositions, animations et jeux. L’entrée sera gratuite.
Outre ce festival, d’autres activités autour du livre dont des quiz à la radio, une exposition de livres rares à la Bibliothèque nationale et le lancement de livres sont prévus.
La Journée du Livre, c’est aussi « encourager les auteurs et les artistes et de faire en sorte que davantage de femmes et d’hommes tirent avantage de l’alphabétisation et des supports de lecture accessibles », affirme la directrice de l’Unesco dans son message. Le pouvoir des livres, dit-elle, est inouï. « La capacité des livres de contribuer à l’épanouissement personnel et de déclencher des changements sociaux est sans égal. (…) Les livres ouvrent des possibilités de dialogue très diversifiées entre les individus au sein des communautés et entre les époques ». Elle rappelle en outre les paroles de l’écolière pakistanaise Malala Yousafzai, blessée par balle par les Talibans pour s’être rendue en classe : « Saisissons-nous de nos livres et de nos stylos, ce sont nos armes les plus puissantes ».