35 000 Mauriciens sont atteints de l’hépatite B ou C. La majorité d’entre eux est porteuse de l’Hépatite C (VHC) alors que 10% sont concernés par l’Hépatite B (VBC). Sur le plan mondial, une personne sur douze est atteinte d’hépatite B ou C. Avec une prévalence de 2,5%, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en ce qui concerne le VHC atteignant de plus en plus de toxicomanes, il est impératif de sensibiliser et prévenir les gens sur cette maladie sournoise. À l’occasion de la Journée mondiale contre l’Hépatite célébrée hier, Hep Support, association créée en 2001, a animé un séminaire à l’hôpital Apollo Bramwell dans le but de sensibiliser le public et les autorités sur cette maladie virale qui touche plus de 500 millions de personnes à travers le monde. Les ministres invités pour l’occasion, dont celui de la Santé, n’ont toutefois pas participé à ce séminaire.
Caractérisées par une inflammation du foie, les hépatites B et C font quelque 1,5 millions de morts annuellement dans le monde. Avec 35 000 mauriciens atteints de l’hépatite B ou C, selon Hep Support, la situation est alarmante car cette maladie évolutive contagieuse est silencieuse. De plus, outre la sensibilisation et le dépistage qui se font depuis quelques années, il s’avère que la prise en charge, onéreuse – plus de Rs 500 000 par cas – est « inaccessible » au grand public.
Cette année, pour marquer la journée mondiale contre l’hépatite, le thème choisi, C’est ça l’hépatite… elle est plus près que vous le pensez, vise à mettre en lumière la prévalence mondiale de l’hépatite et à aider à combattre la stigmatisation souvent associée aux hépatites B et C en expliquant que ces virus ne font pas de distinction d’âge, de sexe ou de race. Le VHC, comme le VHB, est généralement contracté par contact avec du sang contaminé, notamment lors de partage ou de manipulation de seringues et de matériel d’injection ou de sniff (cuillère, coton, paille…), de rasoirs, brosses à dents, ciseaux, coupe-ongles, pinces à épiler, bijoux de piercing, ou lors de relations sexuelles non protégées, ainsi que, même si rare, de la mère à l’enfant.