Le Conservatoire national de musique François Mitterrand a connu un anniversaire si bien arrosé mercredi à Quatre-Bornes, que le Bats band a dû renoncer à défiler en musique dans les rues de la ville… Les jeunes musiciens ont finalement joué leurs morceaux préférés dans l’auditorium Francis Thomé après les discours de la directrice, de l’ambassadeur de France et du ministre des Arts et de la Culture, qui ont saisi cette occasion pour rappeler la mission et les réalisations de l’institution.
Au premier jour de sa vingt-sixième année mercredi après-midi, le Conservatoire François Mitterrand a célébré son jubilé dans les formes, en présence de différentes représentations diplomatiques, de l’actuel ministre de la Culture et aussi du ministre qui a facilité sa naissance en 1987, Armoogum Parsuramen.
Les adolescents qui composent le Golden Bats parade band attendaient dans le jardin du conservatoire, avec une certaine fébrilité, que les discours s’achèvent pour prendre la relève avec leurs instruments rutilants et leurs uniformes immaculés. Les pauvres ont dû se résoudre à jouer immobiles, sur la scène de l’auditorium, en raison de la pluie en invitée surprise.
Les Bats ont en effet appris à jouer en marchant, dans la mesure du possible en harmonie, et ils accomplissent toute une série de gestes cadencés qui accompagnent la musique lors de ces déplacements. Cette formation bat les records de présence aux cours et répétitions, car il s’agit d’une des rares activités collectives mixtes, parce qu’il existe aussi des ado qui aiment « fer kou deye » en portant l’uniforme et par goût des démonstrations publiques.
Cerise sur le gâteau, les Bats ont leur mot à dire sur le choix des morceaux, avec un répertoire dont ils se sentent proche, du jazz, du funk ou de la pop (etc) pour changer des fanfares traditionnelles, le tout joué sur des instruments à vent et avec des percussions particulièrement variés. Une trentaine de jeunes de 13 à 18 ans s’y joignent à Quatre-Bornes, mais une autre formation similaire est en cours de constitution à Flacq et des jeunes de la région de Souillac en préparent une autre pour le Sud.