La deuxième journée de l’Africa Open de judo s’est déroulée comme prévu au Swami Vivekananda International Conference Center (SVICC). Une deuxième journée marquée par la confirmation que les favoris ont apportée à leur statut et par l’unique médaille d’or mauricienne grâce à Gary Guillaume.
Dans une finale directe à 100% mauricienne, Gary Guillaume et Sébastien Perrine se battus jusqu’au bout pour l’or. Mais Gary Guillaume a fait respecter la hiérarchie pour s’imposer comme le premier vainqueur des +100 kg dans l’Africa Open. Cependant, ce n’est pas le combat qui a été le plus suivi. La finale des -81 kg entre le Mauricien Jeff Albert et le Gabonais Paul Kibikai a été nettement plus disputée et commentée. D’ailleurs, le Gabonais mettait les choses en perspective en prenant un yuko, puis un waza-ari. Le Mauricien tentera bien de remonter la pente grâce à un ippon qui ne lui sera pas accordé cependant.
Mais en fin de partie, le Gabonais se relâche et applique la tactique de la fuite, ayant usé de ses forces pour marquer les premiers points. Poussé par un public acquis à sa cause, Albert n’a pourtant pas eu les coudées franches dans une rencontre à sa portée. Mais il n’en est pas déçu pour autant. « Bien au contraire. C’est mon premier grand tournoi. Et j’arrive à prendre une médaille d’argent. C’est excellent », souriait le judoka après la remise des médailles.
Mais pour lui, cette médaille d’argent a plus de valeur qu’on ne le pense. « Cette médaille vaut de l’or. Il y a un travail qui a été effectué en amont, et aujourd’hui, ça porte ses fruits », souriait le judoka. Un peu plus loin, son entraîneur, Jean-Paul Azie, affichait la même satisfaction. « Il ne lui a pas manqué grand-chose. C’est la médaille du courage, il est vraiment allé la chercher. »
Un peu plus tard, Anabelle Laprovidence, la capitaine de l’équipe féminine de Maurice, s’inclinait elle aussi en finale des +78 kg. Opposée à la Chinoise Yang Li, 46e mondiale, la Mauricienne a tenu quatre minutes avant de concéder un yuko, synonyme de défaite. À l’arrivée, une petite déception, bien qu’elle admette que la Chinoise était difficile à manier. « Elle est gauchère. Et ça m’a un peu gênée. Mais il y a de quoi être satisfaite, j’ai tenu tête pendant quatre minutes à une judokate mieux classée que moi. »
La défaite à peine digérée, elle pense déjà à une revanche. « La prochaine fois qu’on se croisera, ce sera une motivation supplémentaire pour moi. Avec un peu plus d’entraînements, les choses se seraient mieux passées », admet-elle.
En finale des -70 kg, les Chinoises Fei Chen et Qianchu Wang se sont longtemps battues, le score à la fin des cinq minutes réglementaires étant à égalité (0-0). L’arbitre accordait donc le golden-time aux deux adversaires. Deux fautes de Qianchu Wang ont ouvert les portes du succès à Fei Chen.
La finale des -100 kg, entre le Seychellois Dominic Dugasse et le Sud-Africain Johan Duckworth, n’aura pas duré longtemps. Une attaque, un ippon, le Sud-Africain à terre, le Seychellois qui sourit. Le tout en huit petites secondes. Dans cette même catégorie, dans la petite finale, le Mauricien Hansley Adonis a dominé son compatriote Sténio Ravina pour prendre la médaille de bronze.
La journée de samedi aura été marquée par les cinq médailles de bronze mauriciennes par l’entremise de Pascal Laurent (-60 kg), Steeven Gourdin (-60 kg), Robin Collet (-66 kg), Christiane Legentil (-52 kg) et Sarah Sylva (-57 kg). D’ailleurs, en-52 kg, l’Irlandaise Lisa Kearny, 57e mondiale, a créé la surprise en venant à bout de l’Anglaise Louise Renicks, 37e mondiale.