La 3e édition de l’Africa Judo Open Mauritius, qui a enregistré la participation de 250 judokas issus de 52 pays, s’est achevée le week-end au gymnase Pandhit Sahadeo à Vacoas. Ce tournoi qualificatif aux Jeux Olympiques (JO) de Rio l’an prochain a tenu son niveau. Maurice n’a fait que de la figuration aux côtés des grosses cylindrées mondiales. La domination est venue de la Russe, avec huit médailles dont trois or.
Le directeur technique national, Joseph Mounawah, explique « qu’il y a eu quelque part une baisse de régime d’entraînement depuis le retour des Mauriciens des derniers Jeux des îles de l’océan Indien, d’où la pauvre performance d’ensemble ». Il est à noter que Christianne Legentil, médaillée d’or chez les -52 kg lors de cette même compétition l’an dernier, était absente en raison de sa blessure au genou.
Avec la présence des pays d’Europe et d’Amérique latine, entre autres, le défi était encore plus grand à relever pour les représentants mauriciens. La Russie s’est démarquée avec un total de huit médailles (3 or, 4 argent et 1 bronze), les Canadiens (2 or et 3 bronze) et les Britanniques (1 or, 2 argent et 2 bronze) complétant le podium 2015.
Maurice a laissé échapper sa meilleure chance samedi. Sarah Sylva, qui visait la médaille de bronze, a été stoppée par une blessure consécutive à une chute lors de son combat. Elle s’est finalement contentée d’une cinquième place.
« Il faut être réaliste, nos judokas n’ont ni le niveau ni la morphologie de ces étrangers. Ils sont pour la plupart des athlètes de renom international qui s’entraînent quotidiennement. Je sais en revanche que, malgré tout, les Mauriciens ont donné tout ce qu’ils pouvaient dans cette compétition », soutient Florian Velici, entraîneur national.
Le président de la Fédération mauricienne de judo ne cache pas toutefois sa déception devant les résultats. « Les seules notes positives résident dans le record de participations cette année et le niveau de compétition qui a permis à la fédération et aux judokas mauriciens de découvrir un autre niveau de judo. Il y a tout un travail d’encadrement à faire au niveau de nos judokas. Je pense qu’ils ont besoin d’être valorisés et d’avoir plus confiance en eux », fait ressortir Josian Valère qui, reconnaît par ailleurs « les soucis techniques » qui ont entaché l’organisation.