La rédaction du Week-End est allée à la rencontre du père du jeune Adriano Pydiah, Stéphano, vendredi. Pour rappel, ce dernier avait participé au tournoi de la République qui s’était déroulé le 6 avril dernier au gymnase de Beau-Bassin. A première vue rien d’alarmant  cependant le jeune garçon de 9 ans devait se blesser au bras droit. Le pire dans tout cela c’est qu’Adriano Pydiah n’est pas licencié à la Fédération mauricienne de Judo et que donc il ne bénéficie pas de la couverture médicale. De plus, il n’y avait aucune assistance médicale pour promulger les premiers soins au jeune judoka… c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
« Je n’étais pas vraiment au courant que mon fils participé à une compétition officielle. Je croyais que c’était un échange entre jeune. Il avait commencé le judo au mois de février et n’avait que deux mois d’entraînement. D’après ce que j’ai cru comprendre, il faut un minimum de 6 à 8 mois pour être éligible à prendre part à une compétition, » a affirmé Stéphano Pydiah. « Ce n’est que lorsque ma femme m’avait appelé pour me dire que mon fils s’était blessé que j’ai su qu’il participait au tournoi de la République. Mais je l’ai pris relativement bien car étant un ancien sportif moi-même, je  comprenais que ce genre de situation pouvait arriver. « 
Cependant en arrivant à l’hôpital  de Candos et après les examens effectués par le personnel soignant, on lui a annoncé que son fils devait subir une intervention chirurgicale.  » J’étais abasourdi parce que dans ma tête la blessure n’était pas si grave. Et quand j’ai pris conscience de l’amateurisme des organisateurs du tournoi de la République j’étais révolté. Il n’y avait aucune assistance médicale de prévue en cas de blessure, pas d’ambulance et en plus mon fils n’était pas couvert par une police d’assurance car il n’était pas licencié, » a-t-il confié. C’est Nicolas Héry qui a conduit Adriano Pydiah et sa mère à l’hôpital.
Les malheurs de la famille n’allaient pas s’arrêter là. « Après la première opération, les médecins ont remarqué que mon fils n’avaient plus de pouls dans son bras qui commençait à changer de couleur. C’est à partir de là que le docteur a commencé à évoquer l’eventualité de le faire amputer. Une équipe a été dépêchée d’urgence et quand ils ont enlevé son plâtre, la plaie était infectée et suppurée. C’était hallucinant et vraiment horrible à voir,  » a déclaré Stéphano Pydiah. Malgré une deuxième intervention chirugicale, la santé du petit Andriano Pydiah n’affichait aucune amélioration et l’amputation devenait de plus en plus une éventualité.
« J’étais complétement anéanti. Mon fils risquait de perdre son bras c’est alors que j’ai commencé à faire jouer mes relations dans le giron sportif et c’est là qu’on m’a référé au Dr. Teckham. Après un premier entretien, mon fils a été admis d’urgence à la clinique Darné. Après des examens poussés, on a finalement décélé un microbe dans son bras. C’est ce qui a causé l’infection, » a lâché Stéphano Pydiah. Après cette troisième opération, le jeune judoka semble se remettre petit à petit et l’amputation est à mettre dans les poubelles des mauvais souvenirs. Il est de retour chez lui depuis jeudi et il fait le va et vient entre la clinique et son domicile.
Le père a aussi tenu à remercier Josian Valère président de la fédération mauricienne de Judo.  » Je l’ai rencontré le 22 avril dans son bureau au siège de la MBC. Il m’a clairement fait comprendre qu’il n’avait jamais donné son autorisation pour que ce tournoi ait lieu et que mon fils ne devait aucunement participer à la compétition vu qu’il n’était pas licencié. Il m’a garanti son soutien et il a mis à notre disposition un véhicule de la fédération pour que mon fils puisse se déplacer à ses rendez-vous. Les frais de son sejour à la clinique sera aussi pris en charge par l’instance de judo, » a souligné Stéphano Pydiah.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo a aussi garanti d’aider au maximum la famille Pydiah. Stéphano Pydiah a aussi voulu lancer un message clair:  » Je pense que le cas de mon fils doit interpeller les autorités concernés. On a vécu un véritable calvaire et je ne veux pas qu’une autre famille passe par les mêmes difficultés. Mon fils est traumatisé et ma femme et moi, nous avons mis nos carrières en périls pour être au chevet de notre enfant. Aujourd’hui c’est mon fils demain cela peut arriver à n’importe qui. Heureusement que tout est rentré dans l’ordre. J’espère juste qu’il continuera de bénéficier du soutien de la fédération de judo comme promis et qu’on ne va pas l’oublier car la rééducation commence maintenant. »