Qui contrôle quoi au sein de la Fédération mauricienne de Judo (FMJ)? Cette question nous l’avions posée à maintes reprises depuis l’année dernière face à une absence totale de leadership au sein de cette discipline? Hier en pleine compétition pour une place dans la sélection pour les Jeux de la CJSOI le dojo de Grande Rivière Nord Ouest a été le témoin de la décadence qui frappe cette discipline, dont le président est contesté par une majorité des membres de l’exécutif. Devant des jeunes qui ont été  témoin, bien contre leur gré, des
échauffourées et des échanges de coups entre entraîneur et arbitres. Conséquence: un entraîneur venant du sud, notamment du Club de Rose-Belle a reçu des coups au visage à l’extérieur du dojo devant des enfants à la fois ébahis et décontenancés face à une telle violence verbale et physique gratuite.
Notre photographe, présent sur les lieux à l’heure de ces échauffourées nous a ramené des photos qui donnent froid dans le dos et qui prouvent, au passage, de la situation tendue qui a été provoquée au sein de cette discipline depuis après la cabale qui a été montée avec le concours du ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynanden pour évincer Joseph Mounawah dans toutes les activités de la FMJ. De mémoire de journaliste avec plus de 25 ans de carrière et de couverture des compétitions, jamais un tel désastre n’a été noté, alors même qu’à l’époque, la rivalité entre l’OF de Cassis et le Vespa Judo Club étaient à son apogée. L’entraîneur national, Anom Petrapermal un Vespa qui passa par la suite sous les couleurs de l’OF peut en témoigner.
Mais depuis hier, nous assistons à une opération de «dammage control exercise»
visant à minimiser l’étendue de ce conflit qui trouve son origine au niveau de l’arbitrage. Pour l’heure, le président, Josian Valère, joint au téléphone hier soir, explique que c’est «Teddy Rita qui est la cause de ces échauffourées. Il est arrivée en retard et a cherché à changer les règles de l’arbitrage. Il est  membre de la commission des arbitres, mais je ne suis pas au courant qu’il existe une telle commission au sein de la fédération», avance Josian Valère qui déplore ce qu’il appelle des «incidents».
Interrogé de son côté sur ces accusations du président, Teddy Rita a expliqué à Week-End qu’effectivement, il est arrivée en retard à la compétition. «Mais au départ, le président de la commission des arbitres, Jean Noel Bardot avait déjà donné des instructions pour que ce soient des arbitres A et B qui agiront comme arbitre pour les combats qui concerne la sélection pour la CJSOI. Mais à mon arrivée, Jean Noel Bardot devait déplorer que ces instructions n’étaient pas respectées et que des personnes qui  n’ont aucune formation en arbitrage ou qui ont abandonné l’arbitrage depuis des années veulent faire la loi. J’ai tout simplement expliqué cette situation à un arbitre dans un coin, mais je ne suis en rien  responsable des discussions et des bagarres», a-t-il expliqué.
En effet, dans le sillage, un entraîneur a reçu des coups au visage  par un autre entraîneur. L’agressé a dû être conduit à sa voiture pour quitter les lieux.
Dans cette affaire, il est effectivement déplorable que des personnes sans une vraie formation ont monté sur le tapis avec le soutien du président pour agir en tant que tel. Les agissements d’un certain Frédéric Logart, retraité français à la recherche de la nationalité mauricienne et arbitre de région en France sont à déplorer.
Au final, la compétition a pu se terminer et la sélection pour la CJSOI établie.