Les deux juniors mauriciens Jonathan Charlot (-81 kg) et Gary Guillaume (+100 kg), engagés dans les championnats du monde de judo tenus du 3 au 6 novembre à Cape Town, ont été éliminés dès le premier tour de la compétition. Ces mondiaux sud-africains ont été dominés de la tête et des épaules par le Japon, qui a remporté douze des seize titres en jeu.
« Il fallait s’y attendre, la compétition était d’un niveau très élevé », déclare Joseph Mounawah, directeur technique de la Fédération mauricienne de judo, jiu-jitsu et disciplines associées (FMJJDA), qui avait accompagné les deux combattants en Afrique du Sud.
Jonathan Charlot a tant bien que mal résisté au Grec Alexios Ntananidis avant de s’avouer vaincu par ippon à six secondes de la fin du combat (5 minutes). De son côté, Gary Guillaume a eu moins de chance puisqu’il n’a résisté que trente secondes au Russe Stepan Sarkisyan.
Pour le directeur technique, ces judokas se sont mesurés à des adversaires costauds. « Certes, je m’attendais à les voir passer au moins un tour. Mais is sont tombés sur des adversaires plus forts dès le début de la compétition. Cela donne une indication du niveau de la compétition. » Si le Russe Sarkisyan a terminé cinquième chez les +100kg, en revanche, Ntananidis s’est fait éliminer par la suite dans la catégorie des -81 kg.
Le Japon a enlevé cinq titres en masculin et sept en féminin. L’Afrique n’a récolté aucun titre, les quatre autres médailles d’or allant aux Russes Sakhavat Gadzhiev (-44 kg) et Kazbek Zankishiev (-90 kg), au Cubain Jose Armenteros (-100 kg) et à l’Autrichienne Bernadette Graf (-70 kg), qui a empêché une hégémonie japonaise en féminin.
Soulignons que 521 compétiteurs venant de 65 pays (311 judokas et 210 judokates) ont pris part à ces mondiaux.