Ancien entraîneur national de judo, Joseph Mounawah a vite réagi suite à la publication du rapport du forensic audit du cabinet d’expert comptable Nexia Baker & Arenson (Port Louis). Avec à ses côtés, Alain Batterie et Teddy Rita lors d’un point de presse, tenu au Centre Social Marie Reine de la Paix à Port Louis, il s’est interrogé sur la transparence de l’actuel Caretaker Committee présidé par François de Grivel et a réclamé la tenue d’une Assemblée Générale élective.

Pour rappel, ce rapport commandité en novembre de l’année dernière par le Caretaker Commitee de la fédération mauricienne de judo et soutenu par le Ministère de la Jeunesse et des Sports et le Comité Olympique Mauricien contient plusieurs accusations à l’encontre de Joseph Mounawah. Entre autres, sur des profits personnels sur la vente de kimonos, des frais de participation à des compétitions ou encore la location du Dojo de Grande Rivière Nord Ouest. Toutefois, soutenu par son équipe, l’ancien entraîneur national s’est défendu « Après une réunion avec le MJS et le Caretaker Committee le 9 mai dernier, nous avons appris que les élections seront une fois de plus renvoyées pour 2019. C’est une décision qui vient surtout de l’actuel président du comité, François de Grivel. Je tiens à rappeler que l’ancien comité de la FMJ a été dissous en janvier 2016 ce qui signifie que cela fera bientôt trois ans que la gestion du judo local est instable ». Il a ainsi précisé que le Sports Act de 2016 stipule qu’aucun Caretaker Committee ne peut durer plus de trois mois. Celui en place actuellement serait dans l’illégalité à son avis.

De son côté, Alain Batterie, dirigeant du club de judo de Briquetterie, il a fait une sortie virulente contre le ministre Stephan Toussaint. Il n’a également pas été tendre envers le Caretaker Committee qui selon lui, n’a organisé que deux compétitions en une année et n’a pas tenu sa promesse quant aux cachets qui devaient être remis aux arbitres. « Nous avons assisté à des comités bidon ces dernières années. Nous avons également fait une déposition, il y a un peu plus d’un mois, dans le but d’obtenir ces élections en bonne et due forme », soutient Alain Batterie. Il va plus loin en ajoutant qu’avec son équipe présente et l’aide de plusieurs personnes, ils iront jusqu’à effectuer une grève de la faim si le MJS, le COM et le Caretaker Committee n’organisent pas les élections.

Quant à l’entraîneur et également ex-trésorier de la FMJ, Teddy Rita, il est pour sa part, revenu sur quelques faits produits de 2013 à 2016. Les comptes de la FMJ ont été audités durant cette période, alors que l’instance fédérale était présidée par Josian Valère et « rien d’anormal n’avait été trouvé », selon lui. « Tous les documents avaient été audités, approuvés, signés et envoyés au Mauritius Sports Council, au Registrar of Associations, au MJS et au COM sans aucun problème », laisse-il entendre. À ceux qui ont mis en doute ses capacités en tant que trésorier, Teddy Rita avance que Josian Valère, bien qu’ayant occupé le poste de président, n’a jamais pratiqué le judo.