De 200 à 105, la baisse dans le nombre de participants est assez conséquente. Les explications du comité organisateur, lors d’un point de presse tenu hier au SVICC, ont fourni les raisons quant au désistement de plusieurs pays. A priori, plusieurs fédérations africaines se sont vu frapper d’une interdiction de participation suite au blocus imposé par leur gouvernement respectif.
« C’est le gros problème que nous avons eu jusqu’ici », avançait Joseph Mounawah, directeur technique de la Fédération mauricienne de judo (FMJ). « Mais qu’à cela ne tienne, les judokas venus de Chine et d’Europe livreront des combats de qualité », poursuit Joseph Mounawah. Cet Africa Open servira également d’autres desseins, selon lui. « Nous allons compter là-dessus pour préparer le Grand Prix l’année prochaine, qui sera une étape qualificative pour Rio 2016. »
Auparavant, François de Grivel, président du comité organisateur, a parlé d’une réussite au moment où le puzzle se mettait en place. « Certes, cela a été un peu difficile. Mais nous avons organisé l’Africa Open en vue du Grand Prix que nous accueillerons en 2014. Je tiens d’ailleurs à remercier les conseillers Patrice Camozzo et Phom Huh-Hanh, qui nous ont aidés dans la concrétisation de ce projet. »
Les représentants de l’Union africaine de judo (UAJ) et de la Fédération internationale (FIJ) ont poursuivi sur la même lancée. Jean-Claude Cameroune, directeur sportif de l’UAJ, a remercié Maurice pour avoir accepté d’abriter cette compétition. « C’est une première, mais aussi un grand pas pour le judo africain. Tout est parfait : le cadre, le lieu. Nous espérons que les autres pays suivront », a-t-il indiqué.
Même son de cloche de Daniel Lascau, représentant de la FIJ. « L’Afrique est une partie importante du judo mondial. Et cette compétition placera un peu plus le continent sur la carte. » D’autant que le travail pour l’organisation d’un Grand Prix qualificatif pour les JO de Rio en 2016 a déjà commencé en amont. « Nous sommes venus ici pour préparer l’échéance de l’année prochaine et l’après-Rio. Mais surtout, ce sera l’occasion pour tout le monde de se faire des souvenirs », a-t-il rappelé.