Depuis vendredi dernier, le directeur de la Fédération mauricienne de judo (FMJ), Joseph Mounawah, a été dessaisi d’une partie de ses tâches habituelles. Conseiller au ministère de la Jeunesse et des Sports, il est désormais posté à Beau-Bassin et s’occupe d’autres fonctions, loin des affaires de la FMJ.
Joseph Mounawah s’est vu attribuer les dossiers du MJS, de la formation et de la détection des judokas dans des écoles. Aucune raison, dit-il, ne lui a été donnée concernant la décision de le rétrograder. L’on sait qu’un conflit fédéral avait éclaté après l’African Judo Open Mauritius (AJOM) en novembre de l’année dernière.
D’abord, le président du comité organisateur de l’événement, François de Grivel, avait démissionné après y avoir siégé pendant trois années consécutives. Par la suite, après la compétition, les membres de l’Union africaine de judo se sont plaints à l’instance fédérale locale du manque d’organisation, de l’absence de protocole, de médailles et des hymnes nationaux pour les vainqueurs notamment.
Il s’avère que Joseph Mounawah avait pris seul l’initiative de piloter l’organisation. Toutefois, il estime qu’il n’y avait aucun problème et qu’il n’a fait que suivre les ordres qui lui ont été donnés. « Je travaille pour le ministère de la Jeunesse et des Sports et j’ai fait ce que l’on m’a demandé, sans poser de questions », soutient-il.
Un autre point concerne l’entraîneur national, Florian Vellici. Joseph Mounawah et quelques autres membres de la FMJ n’appréciaient plus autant les services du technicien allemand auprès de la sélection locale. Tout cela, dit-on, n’aurait pas plu au président de la Fédération internationale de judo, Marius Vizer, qui aurait demandé des comptes au président de la FMJ, Josian Valère.
Dans la foulée, il y a eu une réunion des membres de la FMJ avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, qui a opté pour le renvoi de Joseph Mounawah de son poste. Il a aussi nommé Anom Petrapermal comme entraîneur de la sélection nationale. Il est assisté de Priscilla Cherry, Laval Collette et Marie Michelle St Louis.
Quoi qu’il en soit, la démarche du ministre est interprétée comme une ingérence ministérielle auprès d’une fédération sportive. C’est-à-dire contraire aux éthiques sportives et qui peuvent causer préjudice dans la bonne marche de la fédération concernée.
Florian Vellici, rappelons-le, est actuellement à Budapest en compagnie de six judokas mauriciens, Pascal Laurent (60 kg), Warren Moutien (+100 kg), Christiane Legentil (52 kg), William Édouard (73 kg), Hansley Parmansing (60 kg) et Adrien Valère (90 kg). Sauf Christianne Legentil, le groupe sera de retour à Maurice en juillet après les championnats d’Afrique.