Nommé directeur de développement pour la région Afrique lors du congrès de l’Union africaine de judo (UAJ) en avril dernier à Agadir en prélude aux 33es championnats d’Afrique des nations seniors, Joseph Mounawah, également directeur technnique de la Fédération mauricienne de judo jiu-jitsu et disciplines associées, estime que le judo continental a accusé du retard par rapport aux autres continents.
Du 8 au 14 décembre dernier, Joseph Mounawah a animé un stage technique à Lagos (Nigeria) pour le compte de la Solidarité Olympique. Ce stage, destiné aux cadres négirians, avait pour but de les permettre d’acquérir les méthodes pour diriger des séances d’entraînement ou encore de préparer des compétiteurs par rapport à leurs objectifs.
Si le stage s’est déroulé en général comme prévu, Joseph Mounawah avance toutefois que le judo africain a besoin d’une grande aide afin de rattraper son retard par rapport aux autres régions du monde.
« L’Afrique a accusé beaucoup de retard. Il suffit de voir les résultats des Africains en judo lors des Jeux Olympiques à Londres. Exception faite pour Christiane Legentil, aucun judoka africain ne s’est classé parmi les sept premières places dans les différentes catégories », constate le directeur de développement pour la région afrique.
Le technicien que si les pays du nord de l’Afrique possèdent de bonnes infrastructures et aussi ont de possibilités d’aller en Europe, par rapport aux moyens de transports plus avancés, en revanche il est difficile pour les autres pays d’en faire le même.
Joseph Mounawah affirme que les judokas, par manque de moyens financiers, arrivent difficilement à participer à de grandes compétitions organisées régulièrement dans différents pays. « Le système a changé depuis quelque temps. A mon avis, avec les nouvelles orientations, cela n’a pas été bénéfique aux judokas africains. Financièrement, cela coûte beaucoup pour se faire représenter dans les nouvelles compétitions », souligne Joseph Mounawah.
Même si les finances restent un problème, le directeur de développement pour la région Afrique, souligne que les infrastructures et les qualités d’entraînement doivent être considérés dans certains pays.
Joseph Mounawah reconnaît que le poste qu’il occupe au sein de l’UAJ « est un grand défi ». « D’ailleurs lors de ma nomination à ce poste j’avais émis l’idée de créer un fonds pour soutenir les entraîneurs. Si on veut avoir de bons judokas, il faut avoir a priori de bons entraîneurs et aussi de les permettre d’aller suivre des stages poussés dans des structures adéquates ou encore organiser des stages et séminaires le plus souvent possible », ajoute-il.