Vishal Shibchurn, qui était recherché par la police depuis mardi dernier, s’est rendu au bureau du CID (Nord) de son propre gré jeudi après-midi en présence de ses hommes de loi, Me Rama Valayden et Anoop Goodarry. Accusé d’avoir participé au braquage de la SMB en février 2017, Sitaram Rohiswar Shibchurn, connu aussi comme Vishal, clame son innocence en invoquant un “piège.” Il n’a pas encore donné sa version des faits. Cet exercice est prévu pour jeudi. Il s’est soumis à un test ADN. Une fois que les résultats seront connus, ils seront comparés à ceux prélevés à la banque SBM le jour du braquage.
Muni d’un gilet pare-balles, d’un casque et entourés des éléments de la Special Mobile Force (SMF), le sapeur-pompier, interdit de fonction, qui ne se sentait pas en sécurité depuis que son nom a été cité après un incident à l’Escalier, dimanche soir, a comparu hier devant le tribunal de Port-Louis. Une charge de Larceny by night break-in été retenue contre lui. La CID a objecté à sa remise en liberté. Il devra se présenter à nouveau devant la justice le 29 juin.
Vishal Shibchurn fera parler de lui une nouvelle fois dans les jours qui viennent… Arvin Bhim, habitant Mahébourg, l’un des cinq suspects arrêtés après les incidents à l’Escalier, l’aurait dénoncé comme faisant partie du gang ayant saccagé en 2016 la demeure des Adrien à St-Hilaire et agressé Véronique Adrien à coups de sabre, la rendant infirme d’une main. Bien qu’identifié, Vishal avait nié être mêlé à cette affaire. Il sera interrogé une nouvelle fois cette semaine sur cette agression par le CID de Rose-Belle.
Arvin Bhim, Navin Harmon, Navind Khosee et Pradeep Makoonda, soupçonnés d’avoir participé aux incidents dimanche dernier à l’Escalier, ont été arrêtés jeudi par la Criminal Investigation Division (CID) de la Southern Division avec l’aide de la Special Supporting Unit (SSU). Lors d’une fouille menée chez l’un des suspects, une cagoule et un sabre ont été découverts. Ils ont tous été traduits devant le tribunal de Mahébourg sous une charge provisoire de Damaging property. La police a objecté à leur remise en liberté.
Pour rappel, c’est aux alentours de 23h dimanche dernier que la police de l’Escalier a été informée qu’une vingtaine d’individus, encagoulés, armés de sabres et bâtons, s’étaient rassemblés devant la maison d’un habitant de la localité pour lui demander des explications quant à la raison pour laquelle il avait agressé le chef du gang actuellement recherché par la police. Les individus ont fait voler des fenêtres en éclats, avant de lancer des cocktails molotov et de prendre la fuite.