La petite République de Maurice courait-elle trop vite dans le domaine de la justice internationale ? Bien qu’ils n’osent avancer à visage découvert, beaucoup dans le milieu légal affirment être très perplexes de la décision de l’Assemblée nationale, il y a deux semaines, de mettre sur pied à Maurice rien d’autre qu’une cour pour juger les criminels internationaux, dont des chefs d’État dictateurs mis au ban de la Cour internationale de La Haye, cela alors même que notre pays peine déjà à faire démarrer la cour pour juger les pirates de la mer et ne sait pas, non plus, quelle réponse donner au secrétaire général des Nations unies, le Sud-Coréen Ban Ki Moon, qui a, lui, demandé que Maurice institue également une cour extraterritoriale somalienne en attendant que la situation y retourne à la normale