Ils ont construit des maisonnettes sur un lopin de terre appartenant à l’État aux fins fonds de Kanpur, un village situé à Nouvelle France. Leur condition de vie est précaire. Depuis de nombreuses années, ils vivent dans la misère. Pourtant, ces “oubliés” ne baissent pas les bras. Leur priorité est d’assurer un avenir meilleur à leurs enfants. Scope a rencontré quelques mères courageuses qui ont émis le souhait que l’État leur vienne en aide et améliore leur situation.
Cela aurait dû être la toute première maison en béton du hameau. Mais sept ans après avoir commencé sa construction, la famille d’Iva Ravina n’a jamais eu les moyens pour la terminer. Au milieu de la quinzaine de cases en tôle et en bois de cette partie de Kanpur, la rudimentaire structure en béton témoigne des difficultés dans lesquelles vivent les familles et de l’espoir qu’elles entretiennent pour sortir de la précarité et de la pauvreté.
Le désir d’avancer est fortement ancré dans le coeur de chacun, mais les opportunités font défaut. “On a tellement vécu dans la misère qu’on finit par se faire à cette situation. Mais quand il s’agit de l’avenir des enfants, nous devons nous battre et nous lever chaque matin pou tras nou lavi. On se débrouille comme on peut, on accepte de faire plusieurs boulots, même ingrats, car les petits ne méritent pas de connaître les mêmes difficultés que nous. Si selma gouvernman ti pran nou inpe pli kont, ena boukou ti-zafer ki ti ava donn nou plis lespwar”, confie Patricia.