Le karaté est désormais une discipline olympique. À Maurice, la All Mauritius Karaté Federation (AMKF)— dont la présidence a été confiée, à nouveau, pour les quatre prochaines années à Georges Li Ying Ping— ne veut pas rater ce train. Elle espère vivement avoir dès 2020 ses premiers qualifiés pour les Jeux olympiques à Tokyo. « Pour l’heure, on ne sait pas encore comment les choses vont évoluer par rapport aux systèmes de qualification, mais ce qui est certain, c’est que nous allons mettre toutes les chances de notre côté », a indiqué d’entrée Georges Li Ying Ping à Week-End.
Le président de l’AMKF, qui au passage a été élu membre du comité directeur du Comité Olympique de Maurice (COM), avoue cependant que la tâche ne s’annonce guère facile. « Il ne faut surtout pas rêver. Les Jeux olympiques sont à un niveau complètement différent. Nous sommes entrés dans la course des grands et c’est à nous maintenant de prouver que nous le méritions », soutient le président de l’AMKF. Ce dernier avoue volontiers à Week-End que sa discipline est désormais à la croisée des chemins. Pour Georges Li Ying Ping, il est plus que nécessaire que le karaté mauricien fasse un travail en profondeur pour non seulement moderniser ce sport, mais aussi apporter une régulation des grades sur le sol mauricien.
« Le karaté est une discipline populaire très pratiquée à Maurice, mais c’est aussi une discipline victime de son succès. Maintenant que nous sommes un sport olympique, il est souhaitable qu’il y ait un bon ordre afin d’éviter tout amalgame à l’avenir. Car il faut savoir que seule l’AMKF a le droit d’engager des athlètes dans les compétitions qui seront en lice pour les qualifications et pour les JO. Je lance surtout un appel aux parents de tirer le bon grain de l’ivraie quand ils font le choix d’un club pour la pratique du karaté. Nous sommes une fédération ouverte et ceux qui désirent nous rejoindre sont les bienvenus », avance Georges Li Ying Ping.
Ce dernier souligne, cependant, que son challenge pour cette nouvelle saison consiste à mettre en place un programme de formation à tous les niveaux. « La formation reste un pilier important. Ici je parle de la formation des entraîneurs et des arbitres, car à ce niveau nous avons un travail de fond à accomplir. Il faut que nous nous mettions au diapason avec ce qui se fait dans les autres pays en matière de karaté de compétition », rappelle Georges Li Ying Ping.
Ce dernier estime qu’il est important que les cours au niveau du BECS reprennent afin de permettre à la base de s’ouvrir davantage. Sur le plan des compétitions, notre interlocuteur invoque que le calendrier de la saison 2017 est bien lancé. « Nous avons un calendrier assez étoffé par rapport à l’année dernière et j’espère que nos activités seront suivies par la presse », conclut le président de l’AMKF.