Médaillés à la dernière Coupe du Monde de kick-boxing, Fabrice Bauluck et Boris Brissonnette ont été exacts au rendez-vous lors de la première compétition de la saison. Ces deux tireurs se sont avérés les meilleurs au cours des tournois à cachet disputés samedi au gymnase James Burty David à Curepipe afin de s’approprier chacun un chèque de Rs 5 000.
Engagé dans la fourchette 52-56 kg, Fabrice Bauluck, fraîchement auréolé du titre de Sportif de l’Année 2012, se trouvait en opposition face à deux jeunes prometteurs, à savoir Cédric Changou et Burtland Simiss. Le face-à-face d’entrée entre ces deux combattants tournait à l’avantage du premier nommé. Et ce, à l’issue d’un combat indécis jusqu’au bout. Simiss était alors contraint de remporter son autre duel afin de conserver ses chances de consécration. Toutefois, sa tâche se révélait des plus délicates, car il trouvait en face de lui un Fabrice Bauluck beaucoup plus expérimenté. En toute logique, ce dernier faisait la différence grâce à un combat maîtrisé de bout en bout.
Mais voilà, la finale ne s’est finalement pas tenue, car Changou renonçait à affronter le triple champion d’Afrique. Peur ou complexe d’infériorité ? « Le fait qu’il ne se soit pas présenté sur le ring prouve que Changou n’est pas encore prêt pour le haut niveau. Il lui manque la confiance voulue et il est encore fragile dans la tête. Il faudra trouver la bonne formule afin qu’il possède ce caractère de guerrier », expliquait l’entraîneur national, Judex Jeannot.
Si Bauluck obtenait la palme sur un plateau, il n’en demeure pas moins qu’il n’était pas réellement satisfait de sa prestation face à Simiss. « Il est vrai que j’étais à l’aise sur le ring et que cette compétition me servait de mise en jambes. Il n’empêche que je dois encore travailler et progresser. Avec Judex, on verra les failles et ce qui doit être corrigé. D’ailleurs, les séances d’entraînement iront en s’intensifiant au cours des semaines à venir ».
Quant à Judex Jeannot, il considère que son poulain est encore « moyen » en ce début de saison. Et de soutenir toutefois que le meilleur est à venir. « Cela est logique, car les séances d’entraînement n’ont repris que depuis deux semaines. Fabrice devra prendre du volume et monter en puissance afin d’être à son tout meilleur niveau au bon moment. »
Le premier rendez-vous d’envergure sera donc la Coupe du Monde prévue en mai en Hongrie. Un rendez-vous auquel Boris Brissonnette devra cravacher dur s’il veut être de la partie. Ce dernier s’est certes révélé le meilleur chez les 68-74 kg, mais il n’a pas été réellement convaincant, surtout lors de ses confrontations face à Chandiren Armoogum et Dario Narayanasawmy. « J’aurais dû être beaucoup plus à l’aise, mais je n’étais pas au mieux psychologiquement. De plus, j’ai pris beaucoup de coups au genou lors de mon deuxième combat. Il est évident que j’aurais à travailler très dur si je veux être sélectionné pour la Coupe du Monde », avouera-t-il. Un avis que partage Judex Jeannot. « Boris m’a déçu. Il semblait bloqué psychologiquement. Il faudra donc le recadrer et qu’il fasse beaucoup d’efforts pour retrouver son meilleur niveau. »
Reste que si cette catégorie avait également vu la participation de Jerry Ramaromisa, la révélation aura été Chandiren Armoogum. Il a tenu tête sans complexe à Boris Brissonnette et a pris le meilleur de Dario Narayanasawmy. Toutefois, ce dernier, non satisfait du verdict de ce combat, avait refusé d’affronter Brissonnette. Il aura fallu toute la persuasion de ses entraîneurs et des dirigeants de la fédération pour qu’il revienne à de meilleurs sentiments.