Warren Robertson s'est mis en confiance en vue des Mondiaux de fin d'année

L’entraîneur national, Judex Jeannot, doublement satisfait après les deux victoires acquises face aux Russes. Fabrice Bauluck remporte sa deuxième médaille d’or d’affilée à cette compétition.

Le champion du monde junior sortant de la catégorie des moins de 54 kg, Warren Robertson, s’impose enfin chez les seniors après des débuts compliqués en avril dernier, en Turquie. C’était dimanche dernier, à l’issue des finales du Best Fighters Tournament, en Italie et surtout, après avoir disposé de deux Russes, considérés par l’entraîneur national, Judex Jeannot, comme les meilleurs mondiaux. Qui plus est, a-t-il précisé, le Mauricien s’est distingué en full contact, qui n’est pas sa spécialité. Fort de ce succès convaincant, Judex Jeannot affirme que Warren Robertson sera difficile à battre, lors des Mondiaux de low kick en Bosnie et ceux de full contact en Turquie, prévus en octobre et novembre respectivement.

Si lors de la manche précédente des World Series (Turquie) Judex Junnot disait que Warren Robertson s’était compliqué lui-même la tâche, en revanche cette fois, il est satisfait de ce qu’il a  démontré en Italie. «J’avais précisé, avant le départ, que si Warren reproduisait ses prestations à l’entraînement, il sera difficile à battre en compétition. C’est ce qu’il a fait et je suis vraiment content pour lui. C’est justement à cette place que je voulais le voir», fait remarquer l’entraîneur national.

Le plus important, ajoute ce dernier, c’était de gagner face aux Russes et de prendre confiance, en vue des Mondiaux de fin d’année. «Comme je l’avais dit avant le départ, s’imposer face aux Russes, allait changer beaucoup de choses. Warren l’a fait et désormais, il pourra préparer la suite avec beaucoup plus de confiance», dit-il. Ce qui le réjouit encore plus, c’est la réaction de son boxeur, après la défaite en Turquie. «Warren m’avait dit que cette défaite était difficile à encaisser. Il m’avait même confié n’avoir pas trouver le sommeil pendant une semaine. Ce qui est bon signe et il l’a prouvé en Italie », explique-t-il.

L’entraîneur national dit avoir aussi bien aimé les progrès accomplis par Fabrice Bauluck qui tirait lui en low kick, chez les moins de 54 kg. Selon lui, le champion du monde sortant a été intraitable, en disposant d’abord facilement d’un Français avant de prendre la mesure d’un Russe en finale. «Fabrice a été bien meilleur qu’en Turquie. J’ai du reste reçu pas mal de compliments, par rapport à sa façon de boxer», fait-il ressortir. Avec cette nouvelle victoire, Judex Jeannot pense que Fabrice Bauluck sera un des favoris de sa catégorie aux Mondiaux de fin d’année. «Warren sera également difficile à battre. Je pense même qu’il n’est pas loin de s’imposer, face à Fabrice.»

Débuts compliqués pour Lisette

D’autre part, Judex Jeannot a indiqué que James Agathe a battu un Français avant de perdre ensuite face à un Ukrainien aux points, chez les moins de 81 kg (low kick). «James a tellement donné pour le kick et je pense que l’âge de ses 35 ans commence aujourd’hui à peser. Ce n’est définitivement plus le même James que nous avons connu, il y a quatre ans de cela», explique-t-il.

Quant aux deux jeunes que sont Jean-Michel Lisette (-63.5 kg) et Cédric Dinally

(-57 kg), ils n’ont pas été en mesure de passer un tour. Parlant du premier nommé qui a tiré en low kick, Judex Jeannot avance que c’était sa toute première sortie à ce niveau, après sa récente victoire, à une compétition en Afrique du Sud. «J’avais bien expliqué à Jean-Michel que cela n’allait pas être facile. Il était cependant important pour lui de connaître ce niveau à 20 ans. Il a été battu par un Russe et personnellement, je trouve qu’il y avait quatre classes de différence entre les deux. À partir de là, il doit travailler très dur, s’il espère rivaliser à ce niveau», souligne-t-il.

Pour ce qui est de Cédrick Dinally, inscrit en K1, le retour au plus haut niveau n’a pas été facile. Médaillé d’or remporté en 2016, en Coupe du monde juniors, il avait ensuite pris ses distances pendant deux ans. «Tout comme Jean-Michel, je trouve que Cédrick a connu des difficultés. Qui plus est, il a boxé face au Russe champion d’Europe en titre et vice-champion du monde. Sans oublier qu’il a boxé en 54 kg, alors qu’il fait le poids en 51 kg. Il n’empêche qu’il y avait tout de même trois classes d’écart entre son adversaire et lui. Ce qui veut dire qu’il doit énormément progressé pour se faire une place à ce niveau», conclut-il.