L’euphorie s’est prolongée au sein de la délégation mauricienne de kick-boxing avec la qualification de Facson Perrine pour les demi-finales des championnats du monde. Un nouveau podium assuré donc, après celui déjà acquis par Burtland Simiss mardi. Si Boris Brissonnette a connu des fortunes diverses hier au cours de cette compétition qui se déroule à Guraja au Brésil, la journée d’aujourd’hui s’annonce décisive pour les Mauriciens. Outre Perrine et Simiss, Fabrice Bauluck et James Agathe seront également à la recherche de visas pour les finales prévues demain et samedi.
Après avoir renvoyé le Néo-Zélandais Nick Aratema à ses études mardi, Facson Perrine a cette fois repoussé le challenge du Croate Ivan Zidar hier soir. Une victoire acquise aux points. « Ce fut un succès relativement aisé, dans le sens où le Croate s’accrochait continuellement. De plus, il faisait du cinéma sur le ring, en feignant des coups dans ses parties », fait ressortir l’entraîneur national, Judex Jeannot.
Fort de ses deux succès, Facson Perrine se veut plus déterminé que jamais. Cette fois, ce sera le Français Yannick Reine qui tentera de lui barrer la route à cette première finale mondiale. D’origine martiniquaise, ce dernier a débuté sa carrière en muay-thai dès l’âge de 15 ans, avant de s’adonner à la boxe française, puis au kick-boxing. Cette année, il a décroché le titre de champion de France en K1 en disposant du tenant du titre, Gaëtan Olivier, par K.O. au deuxième round. Reste que Judex Jeannot croit dans les chances de son protégé. « Certes, le Français possède une bonne technique, mais Facson possède de chances réelles pour faire la différence. Il lui faudra être encore plus fort psychologiquement pour aller jusqu’au bout de cette aventure. »
Burtland Simiss, Fabrice Bauluck et James Agathe joueront également gros ce soir. Le premier nommé, vainqueur sur le fil du Turc Uzeyir Cukadar mardi, tentera donc de se retrouver à l’ultime étape de la compétition pour sa première participation à cette échéance mondiale. Il défiera donc le Malgache Jean-Christian Heriniaina avec la ferme intention d’obtenir sa revanche des derniers championnats d’Afrique. L’autre demi-finale de cette catégorie -51 kg mettra aux prises le Kazakh Nurken Tulegenov au Brésilien Edison Ribiero Da Silva.
De son côté, Fabrice Bauluck tentera la passe de trois face au Russe Armen Arutyunov. Un adversaire qu’il avait dominé au cours des deux dernières éditions de la Coupe du Monde. Le vice-champion du monde partira donc avec les faveurs des pronostics, mais devrait éviter tout excès de confiance. S’il passe le cap, Fabrice Bauluck sera de nouveau sollicité ce soir pour le compte des demi-finales. Ce sera soit face au Portugais Mario Gonçalves soit face à l’Américain James Wilson.
Double confrontation également en vue pour James Agathe. Vainqueur de l’Anglais Dawid Masel en huitièmes de finale, le Mauricien engagé chez les -81 kg aura à se surpasser face au Portugais Vasco Grulha. Un adversaire qui excelle dans les Mixed Martial Arts et qui s’est déjà fait une certaine réputation sur le circuit pro. S’il arrive à surmonter cet obstacle, James Agathe croisera le fer en fin de soirée avec le vainqueur du combat ayant opposé le Brésilien Thiago Silva au Serbe Stevan Zivkovic.
La seule défaite dans le camp mauricien a donc été enregistrée par Boris Brissonnette. Pourtant, tout avait bien commencé pour le représentant mauricien chez les -71 kg. Face à l’Espagnol Ezequiel Gil Alonso, il s’est montré à la hauteur de la situation. Toutefois, en quarts de finale, il n’a pu obtenir sa revanche aux dépens du Serbe Aleksandar Topic, qui l’avait battu en demi-finales de la Coupe du Monde l’année dernière.
Suite à un coup de tête de son adversaire, Brissonnette voyait son arcade sourcilière ouverte dès le premier round et le médecin du ring voulait même mettre un terme au combat. Toutefois, la blessure a pu être soignée, mais le tireur mauricien devait s’incliner aux points. Une défaite qui laisse des regrets chez l’entraîneur national. « Boris a été handicapé par cette blessure. Il aurait pu faire la différence s’il s’était montré plus puissant aux poings, d’autant que son adversaire excellait aux low-kicks. »