Lauréat de la catégorie -81 kg en 2010, 2011 et l’année dernière dans le cadre de la Coupe du Monde de kick-boxing, James Agathe se trouve à la recherche d’un quatrième sacre. Le champion du monde en exercice, qui a fêté ses 33 ans vendredi dernier, sera le porte-drapeau d’une sélection mauricienne prometteuse et ambitieuse, et qui comprend Fabrice Bauluck, William Bouton et Burtlan Simiss. À Szeged en Hongrie de jeudi à dimanche prochain, la course aux podiums sera lancée.
Lors de la dernière édition, James Agathe avait repoussé les assauts du Russe Alexsandr Drobinin en finale pour s’octroyer l’or. Par la suite, il avait participé à un camp d’entraînement en Slovénie. L’entraîneur national, Judex Jeannot, croit que son poulain pourra de nouveau se surpasser.
« Nous avons un silent hope en James. Au fil des années, il est devenu un habitué du milieu, et sa force réside dans un moral inébranlable ». Il garde encore en mémoire le remarquable K.O. réalisé par James Agathe lors des quarts de finale de la dernière édition aux dépens du Polonais Michal Nchza.
L’autre tireur d’expérience demeure sans conteste Fabrice Bauluck, également champion du monde en exercice chez les -54 kg. Il sera de son côté en quête de réhabilitation après son échec en demi-finales face au Russe Armen Arutyunov l’année dernière. Un troisième sacre demeure-t-il dans les possibilités de Fabrice Bauluck ?
À cela, Judex Jeannot affiche la pleine confiance. « Si tout se passe bien, Fabrice devrait se retrouver sur la plus haute marche du podium. Toutefois, il existe les aléas des sports de combat, alors que la progression des adversaires devra également être prise en considération ».
Burtlan Simiss, engagé chez les -51 kg, devrait également avoir son mot à dire. Lui qui s’était incliné en finale face au Kazakh Nurken Tulegenov lors de la dernière édition. « J’estime qu’il peut également décrocher l’or », soutient l’entraîneur national.
Quant au benjamin du groupe, à savoir William Bouton, il en sera à sa première expérience à la Coupe du Monde. Engagé dans la catégorie -54 kg chez les juniors, il tentera de faire oublier sa désillusion des derniers championnats du monde, quand battu en quarts de finale par le Russe Pavel Ivanikhin. « Il est bien dans sa tête, très déterminé », souligne Judex Jeannot.
C’est donc une équipe fort compétitive qui a mis le cap sur la Hongrie, hier soir. L’entraîneur national a voulu hausser les enchères, surtout avec les championnats du monde en ligne de mire. « Avec deux médailles d’or, je serai aux anges. Une ou deux de plus, ce sera alors la cerise sur le gâteau ».
Et de lancer un message aux détracteurs. « Il s’agira de ne pas revenir les mains vides, car nous allons en Hongrie pour faire très bonne figure et non du tourisme ou gaspiller l’argent des contribuables ».