Valeur actuelle, il existe de fortes possibiltés que le kick-boxing mauricien ne soit pas représenté à la Coupe du Monde prévue en fin de semaine prochaine à Szeged en Hongrie. La raison demeure que le Ministère de la Jeunesse et des Sports demeure intransigeant sur le fait qu’un seul dirigeant effectue le déplacement. La fédération mauricienne de kick-boxing et disciplines assimilées (FMKBDA) avait de son côté opté pour la présence de deux dirigeants et de quatre tireurs au sein de la délégation.
« Soit nous nous déplaçons lundi prochain avec deux entraîneurs, soit la délégation reste à quai », avance l’entraîneur national, Judex Jeannot. Ce dernier devait diriger les tireurs au même titre que Patrick Mignonne, entraîneur du Club de Pamplemousses, alors que les tireurs retenus étaient Burtlan Simiss, Fabrice Bauluck, William Bouton et James Agathe. Selon lui, il est inconcevable qu’un seul entraîneur se déplace, vu qu’il existe des possibilités que des combats comprenant des Mauriciens se déroulent simultanément. « Nous considérons cette décision comme une injustice, du fait que nous avons toujours brillé à la Coupe du Monde. Avec la présence d’un seul entraîneur, les tireurs ne bénéficieront pas du meilleur des encadrements. C’est dommage, car cette compétition nous aurait servi de repères en vue des championnats du monde. Si le déplacement est annulé, les perdants seront les tireurs pourtant bénéficiaires de bourses de la High Level Sports Unit ».
Depuis, hier, les dirigeants ont multiplié les démarches auprès du MJS, et une réunion de la dernière chance était prévue en fin de matinée entre le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden et la présidente de la FMKBDA, Isabelle Jeannot. « Pourquoi une telle décision à notre encontre, alors que nous avons toujours apporté des résultats positifs lors de nos sorties internationales », s’insurge cette dernière. Reste qu’on arrive difficilement à comprendre la prise du position du MJS sur ce cas précis. Lors du déplacement de la délégation de la boxe anglaise en Afrique du Sud le mois dernier dans le cadre des championnats de la zone 4, le feu vert avait été obtenu pour six boxeurs et trois dirigeants. Soit un chef de délégation et deux entraîneurs. Pourquoi donc une autre politique à l’égard du kick-boxing ?