Depuis 2010, les tireurs mauriciens ont toujours brillé à la Coupe du Monde de kick-boxing. James Agathe (2010 et 2011), Facson Perrine (2011) et Fabrice Bauluck (2012) se sont tous retrouvés sur la plus haute marche du podium. La ville de Szeged en Hongrie sera-t-elle de nouveau une terre bénie pour les représentants mauriciens à partir de vendredi prochain ? Tous les espoirs sont permis si on tient en considération la motivation et l’envie de se surpasser qui animent les tireurs à 48h du déplacement.
Ils seront sept à aspirer au podium. Parmi, deux éléments féminins, Ketty Rousseau et Jessica Jocelyn. Ce qui constituera une première. Serait-ce un coup d’essai, un coup de maître, comme le souhaite l’entraîneur national, Judex Jeannot ? « Les deux tireuses se sont investies à fond dans les sessions d’entraînement et elles ont ainsi progressé à travers le même volume d’entraînement que les éléments masculins. De plus, elles ont gagné en confiance. Sans vouloir leur mettre la pression, je demeure confiant qu’elles pourront soutenir la comparaison. » Reste que les deux tireuses pourraient évoluer dans la même catégorie, soit celle des -56 kg.
Du côté masculin, le porte-drapeau sera Fabrice Bauluck. Le sportif de l’année 2012, fort de sa consécration à la Coupe du Monde et de son troisième titre continental, garde toutefois les pieds bien sur terre. « C’est toujours plus dur de retenir un titre que de l’obtenir. » Toutefois, il compte aborder cette échéance avec toute la détermination, et ce, malgré une grippe qui l’a perturbé ces derniers temps. « La préparation a été adéquate et je considère ne pas avoir droit à l’erreur. Il faudra savoir gérer la pression et la concentration demeure importante dans de telles circonstances. »
Cette compétition verra également le retour de James Agathe sur l’échiquier international dans cette discipline, après un passage à la boxe anglaise. Bien que ressentant une légère douleur à la cheville en raison d’un accident de moto, le représentant chez les -81 kg vise ni plus ni moins une troisième consécration. « Sans être prétentieux, j’avance que ce sera l’or et rien d’autre. Ma réadaptation au kick n’a pas été difficile et je me suis préparé avec sérénité. »
Pour James Agathe, cette présente compétition constituera un tremplin en vue des prochains championnats du monde. « Décrocher le titre mondial demeure pour moi une obsession. Je compte consentir à beaucoup de sacrifices pour atteindre cet objectif. »
Au sein de la délégation, on notera également la présence de Facson Perrine. Éliminé dès le premier tour lors de la dernière édition, il sera en quête de rachat. Nul doute que le stage de cinq mois en Thaïlande lui a été bénéfique. Un stage auquel a aussi participé Fanfan Nagamah, un tireur qui en sera à sa première expérience à un tel niveau. « Fanfan a su éliminer ses déchets techniques. Courageux et bagarreur, il aura son mot à dire », soutient Judex Jeannot.
Quant à Burtland Simiss, il a déjà connu une expérience du haut niveau avec sa participation aux championnats du monde juniors. Bien qu’éliminé d’entrée, il a depuis gagné en confiance et en maturité. Comme quoi, les perspectives de réaliser une belle moisson sont réelles dans le camp mauricien. Et ce, même avec les aléas d’un déplacement des plus éprouvants et le fait que le gala prévu face aux Réunionnais le mois dernier ait été reporté.
« Les tireurs possèdent le potentiel pour aller le plus loin possible. Je ressens beaucoup d’envie et de sérieux chez eux et je demeure confiant que nous ne reviendrons pas les mains vides », fait ressortir Judex Jeannot. Le mentor a haussé les enchères, ses protégés auront à justifier les espoirs placés en eux.