Fabrice Bauluck et Facson Perrine de nouveau rois d’Afrique. Au Palais des Sports de Mahamashima à Tananarive, hier après-midi lors de la troisième édition des championnats d’Afrique de kick-boxing (version low-kick), les deux tireurs mauriciens ont de nouveau fait valoir leur classe et leur expérience. Une nouvelle consécration qui leur permet d’envisager avec plus de sérénité la préparation en vue du rendez-vous d’envergure de la saison prochaine que sont les championnats du monde au Brésil.
Outre les deux médailles d’or, la moisson mauricienne comprend les médailles d’argent acquises par Fanfan Nangamah en full-contact et Angelo Thomas en low-kick. De son côté, Boris Brissonnette, médaillé de bronze à la dernière édition de la Coupe du Monde, a obtenu le même métal en low-kick. Médailles de bronze également pour Burtland Simiss et Didier Dalon, qui n’avaient pu franchir le cap des demi-finales vendredi. Cette compétition a été dominée par le Maroc, qui s’en sort avec neuf médailles d’or en étant représenté dans les trois différents styles, à savoir low-kick, full-contact et light-kick, de même qu’en féminin.
L’exploit dans le camp mauricien est de nouveau signé Fabrice Bauluck. Après ses titres acquis au Gabon et au Cameroun, celui connu dans le milieu comme “Fabulous Fab” continue donc d’asseoir sa supériorité au niveau continental. Ce troisième titre consécutif ne peut donc que le motiver davantage avant le rendez-vous mondial qui manque encore à son palmarès déjà éloquent.
Lors de ces championnats d’Afrique, Fabrice Bauluck a repoussé le challenge du Malgache Jakob Gilbert en demi-finales et du Marocain Zine Abderrahmane en finale. « Il a su faire parler sa classe et son métier », se réjouit l’entraîneur national, Judex Jeannot. Toutefois, ce dernier soutient que son protégé n’a pas évolué à son meilleur niveau et qu’il s’attendait à mieux.
Toujours est-il que l’autre satisfaction demeure la consécration de Facson Perrine, qui a ainsi conservé son titre chez les -63,5 kg. Même s’il n’a connu la préparation escomptée, le tireur originaire de Rodrigues a su effacer sa déconvenue de la Coupe du Monde en venant à bout en finale directe du Malgache Todisoa. « Il reste à espérer que cette médaille le remette sur le droit chemin afin qu’il croie davantage en ses chances lors des championnats du monde. Beaucoup de boulot reste à être effectué », reconnaît Judex Jeannot.
Deux finales remportées et également deux finales perdues. Angelo Thomas s’est foulé la cheville dès les premières secondes de son duel face au Malgache Anigael Gastron. Transporté à l’hôpital, les tests effectués ont permis de constater qu’aucune fêlure n’a été subie et il devrait être sur pied d’ici deux à trois semaines. Quant à Fanfan Nagamah, il n’a pu endiguer les assauts du Tunisien Hadia Ward, qui était d’ailleurs le favori incontesté de la catégorie -57 kg. Par contre, Boris Brissonnette n’a pas été à la hauteur des espoirs placés en lui. « Je m’attendais à mieux. Il a été très moyen », affirme l’entraîneur national.
Ce dernier regrette toutefois la défaite de Burtland Simiss en demi-finales et soutient que le Malgache Menavolo a été nettement avantagé par l’arbitrage. « C’est mon plus grand regret. Burtland a été victime d’un arbitrage horrible et a été compté trois fois sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. À mon avis, il a été celui qui a réalisé la meilleure prestation. » De son côté, Didier Dalon a été mis K.O. à quelques secondes de la fin du combat. Après ce baptême du feu au niveau continental, il devra maintenant gagner en expérience.