Un deuxième palier de franchi. Après une très honnête prestation à la Coupe du Monde de kick-boxing en Hongrie, voilà que Facson Perrine ramènera au pays demain après-midi la ceinture intercontinentale de la catégorie -66,8 kg chez les pros. De quoi le motiver et de le mettre davantage en confiance à l’approche des championnats du monde prévus au Brésil en septembre.
Face au Gabonais Anguy Assoumou samedi dernier au gymnase Printané Militaire de Libreville, Facson Perrine se devait de faire parler son expérience et son métier. Il est parvenu à ses fins dès la troisième des cinq reprises suite à la disqualification de son adversaire. « Dès la première reprise, j’étais confiant de faire la différence. Le Gabonais n’était pas réellement à la hauteur et s’accrochait continuellement », nous a-t-il affirmé hier en fin de matinée.
Des propos corroborés par l’entraîneur national, Judex Jeannot. « Facson était nettement supérieur. Il n’y avait pas photo. Dès les premiers échanges, on sentait que cela allait s’avérer compliqué pour le Gabonais. Ce dernier a d’ailleurs concédé des points négatifs pour accrochages continus. Au troisième avertissement, il a été disqualifié. » Selon Judex Jeannot, son poulain a fait montre de calme et de puissance pour mettre à la raison un adversaire qui avait l’avantage d’évoluer devant son public. « Facson a prouvé qu’il est un habitué du haut niveau. Avec un gros volume de travail, c’est tout à fait logique qu’il fasse la différence. »
Même si l’obtention de cette ceinture ne peut qu’augmenter son capital confiance, il n’en demeure pas moins que Facson Perrine aura à relever un autre défi en septembre prochain. « Aux mondiaux, ce sera une autre paire de manches et la partie sera encore plus compliquée. Facson devra encore travailler et s’améliorer », insiste l’entraîneur national. Un avis que partage le principal concerné. « Un rêve s’est certes réalisé, mais la préparation s’annonce encore plus dure en vue des mondiaux. Il faudra continuer à se battre. »
Reste qu’à hier après-midi, la partie mauricienne était encore dans l’attente de la prime à être remise au vainqueur. Une somme qui tournait aux alentours de Rs 120 000. Quoi qu’il en soit, le kick-boxing mauricien, à travers ce succès, continue à s’affirmer sur l’échiquier international. « Au Gabon, nous sommes très connus et respectés. Des banderoles ont même été érigés avec des photos de Fabrice Bauluck. De plus, les Gabonais nous demandent souvent des nouvelles de Fabrice et de James Agathe », avance Judex Jeannot.
Il est à noter que la soirée de dimanche dernier s’est avérée négative pour les Gabonais, qui n’ont pu accrocher aucune des trois ceintures en jeu. La ceinture mondiale revenant au Turc Adern Bozhurt, vainqueur aux points d’Ibinga Dropsy, alors que l’autre ceinture intercontinentale a été acquise par l’Italien Guiseppe Di Cuia, qui s’est imposé par K.O. au 8e round face à Yannick Matesso.