William Bouton et Laurent Samson n’ont pu passer le cap des quarts de finale au cours des championnats du monde juniors de kick-boxing. À Ramini en Italie hier après-midi, le premier nommé s’est incliné par abandon au deuxième round face au Russe Ivaniukhin Pavel dans la catégorie -54 kg. De son côté, Laurent Samson, engagé chez les -67 kg, a concédé une défaite aux points face au Polonais Jakub Filipek. La dernière chance dans le camp mauricien réside en Linley Perrine, qui affrontera un autre Polonais, à savoir Piotr Kruszianski, cet après-midi lors de la première demi-finale de la catégorie -60 kg.
Vainqueur par K.O. au deuxième round du Russe Turgaiy Mamedov en huitièmes de finale mardi, Laurent Samson ne se trouvait qu’à une étape du podium. Mais voilà, il a trouvé sur sa route un Polonais qui possédait plus de métier. Ce dernier fera ainsi la décision aux points à l’unanimité des trois juges. Le tireur mauricien quitte ainsi la compétition la tête haute, tout en ayant sans doute beaucoup appris de cette première expérience au plus haut niveau. Selon les renseignements obtenus, Samson aura tout donné au cours de ce combat, tout en respectant les consignes. Cependant, Filipek, qualifié d’artiste du ring et pratiquant une boxe propre, était imprenable hier soir.
Par contre, l’incompréhension la plus complète règne quant au comportement de William Bouton. Voilà un tireur qui fait jeu égal avec son adversaire lors de la première reprise, forçant même l’arbitre à compter ce dernier et qui demeure paralysé dans son coin à l’appel du deuxième round. Bouton est ainsi demeuré sourd aux trois appels de l’arbitre américaine qui n’a eu d’autre choix de déclarer Pavel vainqueur par abandon.
« C’est la première fois de ma carrière d’entraîneur longue de plus de trente ans que je suis témoin d’une telle scène. William a montré sa bouche à l’arbitre au premier appel et cette dernière pensait qu’il n’avait pas son protège-dents. Il est ensuite resté dans son coin pour me dire par la suite qu’il avait des cheveux dans sa bouche. Il était tout simplement psychologiquement bloqué et n’a pu résister à cette trop forte pression », souligne l’entraîneur national, Judex Jeannot.
Ce dernier soutient que son jeune protégé peut nourrir des regrets car l’adversaire était prenable. « Le combat était équilibré et le fait que le Russe avait été compté le mettait en position de force. William n’a donc pas su saisir sa chance par manque de maturité sans doute. Était-il trop sûr de lui ? A-t-il eu peur ? La question reste posée ».
Quant à Linley Perrine, déjà assuré d’une médaille, il tentera l’exploit cet après-midi aux alentours de 15h45. Sera-t-il plus solide dans la tête pour relever ce défi afin de se retrouver en finale ?